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4 Mar 2019 | Profession
 

En marge de l’assemblée générale de la chambre syndicale des buralistes de Meurthe-et-Moselle du samedi 2 mars (voir Lmdt du 2 mars), L’Est Républicain a rencontré un buraliste nancéien qui s’en sort bien malgré la chute des ventes tabac. 

« Bonjour, avez-vous encore des cigarettes de jeudi à 7,70 euros », plaisante un client en poussant la porte ce samedi matin. Derrière le comptoir, Arif Coban sourit. Depuis le 1er mars, il a entendu toutes sortes de remarques de ses clients. Des drôles et des cyniques : « La plupart sont mécontents et disent qu’ils vont aller se fournir au Luxembourg où c’est jusqu’à 3 fois moins cher »

•• Pour le jeune de 18 ans qui a repris la boutique en août dernier avec son père Herman, « quand on est buraliste, il vaut mieux travailler dans le centre de la France ! Ici, on est trop proche des frontières. On est obligé de se diversifier pour tenir. »

•• Si le tabac reste la vente principale, le duo propose aussi des boissons et surtout de l’alcool « qui permet de grosses marges », des cigarettes électroniques, glaces, PMU, café à emporter et bientôt de la petite épicerie de dépannage.

« Et puis, on a des horaires d’ouverture larges, de 7h30 à 23h du lundi au jeudi et jusqu’à 1h du matin les vendredis et samedis », précisent les dépositaires du quotidien où paraît le reportage.

•• Un client ajoute : « quand j’ai commencé à fumer, elles coûtaient 4 euros … Depuis deux ans, je suis passé d’un paquet à 3 cigarettes par jour et je complète avec la cigarette électronique, meilleure pour la santé et le porte-monnaie ! »

Du vécu.