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26 Fév 2020 | Profession
 

Ce 1er mars, le paquet de Marlboro passera à 7,80 euros en Corse contre 10 euros sur le Continent. Mais l’avantage fiscal dont bénéficie l’île est provisoire : d’ici 2025, le différentiel de fiscalité va diminuer progressivement pour n’être plus que de 5 % (voir 5 novembre et 1er décembre 2019). 

Quoiqu’il en soit, le processus de diversification et de Transformation est en route chez les buralistes corses témoigne Corse Matin. Extraits.

•• « Fin 2020, il va y avoir 20 transformations de bureaux de tabac. C’est très bien pour un petit réseau qui représente 10 % du marché national. Un audit gratuit a été négocié avec la CCI, marqué par la venue de professionnels pour agencer les magasins » annonce José Oliva, président du syndicat des buralistes insulaires.

Et depuis ce 24 février, en Corse-du-Sud, il est possible de payer certains impôts chez les buralistes : six buralistes sont concernés à Ajaccio.

•• « Nous n’avons pas attendu le Fonds de Transformation » poursuit José Oliva, « le tabac presse classique, c’est fini. Je vends du café, des glaces. Nous essayons de nous diversifier pour sauver l’activité ». De quoi permettre de limiter la casse pour les buralistes insulaires.

En l’espace de six ans, seulement neuf buralistes ont fermé parmi les 219 du réseau : « ce ne sont pas des fermetures dues à la hausse du tabac. Il y a surtout de la mauvaise gestion ou des soucis d’ordre privé » selon le président du syndicat.

Il évoque également la quasi-absence de contrebande dans l’île : « il n’y a quasiment aucune saisie à part du tabac à chicha. La Douane a un pouvoir dissuasif. Ce qui nous pose surtout problème, c’est l’absence de fiscalité européenne. Le paquet de Malboro en Italie est à 5,45 euros. »