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19 Sep 2018 | Profession
 

Énergique et percutante la double page de L’Est Républicain (édition 18 septembre) sur la diversification des buralistes. Hausses des prix du tabac, paquet neutre, autres mesures de santé se traduisant par une pression normative … Contre toute attente, le président de la chambre syndicale des buralistes de Meurthe-et-Moselle, Hervé Garnier, annonce le renouveau de la profession, même dans une région frontalière. Extraits.

•• « Bien sûr, l’activité n’est pas aussi florissante que dans les années 80. Mais de nouveaux marchés sont apparus et d’autres vont émerger, il faut se positionner et s’adapter. Un buraliste est un commerçant comme un autre. Ceux qui ne bougent pas disparaîtront », affirme-t-il. « C’est comme les boulangers : il y a ceux qui font des pains spéciaux et marchent bien et il y a ceux qui n’ont pas changé leur façon de travailler et qui souffrent ».

•• Et des exemples concrets, Hervé Garnier n’en manque pas.

À Dombasle, son bureau de tabac comprend un important rayon « vape » mais aussi de la maroquinerie et de la bijouterie. Son inspiration : des buralistes australiens « victimes des mêmes mesures » ( voir Lmdt du 18 mai 2016 ).

D’autres ont trouvé leur salut grâce à La Poste qui a tendance à remplacer une partie de ses bureaux par des relais.

Trois buralistes s’apprêtent à se diversifier ainsi rien qu’à Nancy : « celui de la rue Jeanne-d’Arc a rouvert le 1er août. Celui de la rue de la République à Jarville et celui de Bouxières ont été rachetés. Un tabac ouvre à Diarville, un autre doit s’implanter à Vézelise et à Pulligny ». Un établissement de la place Saint-Epvre est en fermeture provisoire parce que « le repreneur souhaite agrandir sa brasserie ».

•• Sur le CBD, le président déclare être prêt, « on attend le feu vert du gouvernement ». Jamil Harik, rue Saint-Dizier à Nancy, vend déjà des « tisanes ». Son pont de vente, ouvert jusqu’à 23 h, fait aussi PMU, traiteur libanais, transferts d’argent Western Union, relais colis, rapporte le quotidien régional.

•• Deux autres zooms complètent ce tableau.

• La cave à cigare du Maryland à Nancy qui ne connaît pas la crise, entre une clientèle fidèle de fins connaisseurs et de jeunes qui veulent se lancer.

 Le témoignage de Mathieu Elafri (32 ans) qui revend son bar-tabac de Rehainviller pour investir dans sa ville, Lunéville, toujours comme buraliste : « c’est aussi cet agrément signé avec l’État dans le cadre de la vente de tabac qui me plaît. Malgré tout c’est un commerce pour lequel il faut aussi avoir la fibre du commerçant ». « Se diversifier, c’est essentiel ! » insiste-t-il.

Dans son établissement à Rehainviller, repris suite à une liquidation judiciaire, il avait déjà ajouté de l’épicerie, les produits de la Française des jeux, la presse locale, un dépôt de pain.