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7 Fév 2019 | Profession
 

Les opérateurs de jeux en ligne ont déploré, ce mercredi 6 février, une augmentation de la taxation des paris sportifs sur internet, votée par les sénateurs dans le cadre d’un changement d’assiette fiscale pour le secteur des jeux (voir Lmdt des 6 et 5 février).

Concernant spécifiquement les paris sportifs, le texte prévoit de taxer à hauteur de 41,1 % ceux effectués dans les points de vente physiques de la Française des Jeux, et de 54,9 % ceux faits en ligne.

« C’est une augmentation de la fiscalité comprise entre 5 et 10 % par rapport à la situation actuelle » des acteurs intervenant sur internet » résume à l’AFP Emmanuel de Rohan Chabot, président de l’Association française des jeux en ligne (Afjel) qui rassemble la quasi-totalité du secteur.

•• « Ce qui est inacceptable, c’est la distorsion de concurrence, et l’écart de taxation de 14 points, entre la Française des Jeux en position de monopole, et les opérateurs privés soumis à la concurrence, entre eux mais aussi avec l’international, et dont la situation n’est déjà pas brillante », déplore Emmanuel de Rohan Chabot, également PDG du site Zebet.fr.

Il reconnaît que, « certes, il y a un coût (supplémentaire) de distribution dans le réseau physique », mais il voit aussi dans ce texte « une volonté d’habiller la mariée », c’est à dire la Française des Jeux, en vue de sa privatisation. « Et à 54,9 % de taxation des opérateurs en ligne, la France détient encore largement le record du monde des prélèvements sur les paris sportifs, puisqu’ils s’élèvent en moyenne à 20 % », souligne le président de l’Afjel.

•• Mais il souligne que « l’on va peut-être repartir à zéro sur ce texte » lors des discussions sur le projet de loi Pacte en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale, qui avait adopté largement le texte et notamment validé la privatisation de la FDJ (voir Lmdt du 4 octobre).