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1 Avr 2018 | Profession
 

La « Paris-carte » – carte de stationnement prépayée éditée par la mairie de Paris (et jusqu’à présent disponible chez les buralistes) – est désormais quasi introuvable dans la capitale et en banlieue.

« J’ai beaucoup de clients qui m’en demandent encore », déclare un buraliste du XVe arrondissement dans Le Parisien (12 mars). « Mais je ne peux pas leur en vendre. J’ai épuisé mon stock depuis longtemps et je ne suis plus livré depuis le début de l’année ».

•• La Ville a profité de l’entrée en vigueur de la municipalisation du stationnement dans le cadre du dispositif FPS (Forfait post-Stationnement) et de la privatisation des systèmes de contrôle pour arrêter la distribution de cartes prépayées dans ces commerces de proximité dans la vie de tous les parisiens que sont les buralistes.

Ces dernières restant, cependant, utilisables dans les quelque 8 000 horodateurs de la capitale (au même titre que les cartes bancaires) jusqu’à expiration de leur crédit.

•• Mais, la « Paris Carte » avait déjà perdu « des parts de marché », à partir de 2015, avec la généralisation des nouveaux horodateurs payables par carte bancaire ou encore via l’application P-Mobile, mise en place par la mairie.

•• « Cette carte reste tout de même très pratique pour de nombreux automobilistes. Les artisans de banlieue qui travaillent occasionnellement dans Paris, par exemple. Beaucoup d’entre eux préfèrent acheter des stocks de cartes prépayées pour leurs ouvriers plutôt que de jongler avec des cartes bancaires ou de télécharger des applis », rappelle Philippe Alauze, buraliste à Maisons-Alfort (Val-de-Marne) et secrétaire général de la chambre syndicale des buralistes d’Ile-de-France.

« Nous avons demandé un rendez-vous à la Mairie mais pour l’instant sans résultat », rappelle le buraliste en précisant que la vente des cartes prépayées était rémunérée par une commission de 4 % (soit 1,60 euro par carte de 40 euros). « Pour les anciens utilisateurs de la Paris-carte, la fin de la vente, c’est une gêne supplémentaire. Pour nous, c’est un manque à gagner… ».

•• Pour obtenir une nouvelle carte, les professionnels et les « grands comptes » (entreprises) peuvent toujours en obtenir à la section stationnement de la direction municipale de la voirie et des déplacements dans le 12ème arrondissement. Mais ce service, ouvert en semaine de 9 heures à 18 heures, n’est accessible que sur rendez-vous. Et encore, pas pour les particuliers …

•• « Quelle galère ! Qui va traverser Paris pour acheter une carte qu’il pouvait trouver auparavant au tabac du coin ? », s’étonne Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes en s’interrogeant sur l’efficacité, et même la régularité, de la mesure.