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Buraliste cordonnier« Que font les buralistes pour survivre ? » entre arrivée du paquet neutre et menace d‘une nouvelle augmentation (voir Lmdt des 6 et 3 avril ainsi que du 24 mars). Retours sur les réactions de buralistes de la Haute-Garonne, en marge des déclarations de Pascal Montredon de ce mercredi, à l’occasion d’une réunion syndicale à Toulouse (voir Lmdt du 6 avril). Avec des témoignages concrets de diversification. 

• Au JT  de 13h de TF1, un buraliste de Toulouse fait le tour de son établissement avec ses nombreux points de diversification : grande vitrine de briquets Zippo de collection, présentoirs de cartes postales, un petit groupe de clients de « Mondial Relay » (« ce ne sont pas des fumeurs, mais quand ils passent, ils achètent quelque chose » ),  gadgets en tous genres, papeteries. Tout cela représente 40 % du chiffre d’affaires. « Il faut évoluer » insiste Aurélien Cazin « on ne vit pas qu’avec le tabac : entre ce que ça nous rapporte personnellement … et ce que ça rapporte à l’État ».

• À Cadours, en milieu rural (photo), le buraliste est aussi un « homme polyvalent qui sait se diversifier pour apporter à ses clients ce dont ils ont besoin et qu’ils ne trouvent pas sur la commune », rapporte La Dépêche du Midi. Ainsi, il fait dépôt de cordonnerie : les clients amènent leurs chaussures qui partent pour Toulouse avec les retours presse et reviennent ensuite à Cadours. « En milieu rural, il faut savoir s’adapter et se mettre à la disposition de nos clients. C’est pourquoi je fais aussi dépôt de pain et de viennoiseries que je fais venir de Mauvezin, car nous n’avons pas de boulanger sur la commune », raconte Arnaud qui prépare un nouveau projet : la vente tee-shirts spéciaux Cadours qu’il fait fabriquer.