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Buralistes CharyPeu de temps après le vote des mesures anti-tabac à l’Assemblée nationale (voir Lmdt du 3 avril), les représentants des buralistes expriment leur désappointement, leur colère et leur rage. Comme  dans L’Est Républicain et Vosges Matin de ce dimanche.

« On a été gentils, on a écouté les députés, les sénateurs … Àl’arrivée, on s’est fait avoir. Alors on va rentrer dans l’illégalité ! Aujourd’hui, je ne maîtrise plus les gars… On va se faire entendre, nous n’avons plus rien à perdre. Et s’il faut aller au casse-pipe, on ira, mais on crèvera la tête haute ! » avertit, d’un ton clair ,Hervé Garnier, président de la Chambre syndicale de Meurthe-et-Moselle. « On ne peut pas rester comme ça à crever à petit feu. Mon magasin ne vaut plus rien aujourd’hui et dans deux ans, il me ramènera zéro chiffre d’affaires ».

« Bientôt, on va nous envoyer le garde champêtre pour surveiller les ventes. Mais dans le même temps, personne ne va jamais contrôler devant les collèges les jeunes qui fument » peste Norbert Chary (président de la chambre syndicale de Moselle ), buraliste à Aumetz, qui gère depuis plusieurs années la concurrence avec le Luxembourg, au tabac moins cher et sans les photos-choc sur les paquets. « Les politiques veulent faire de la santé-spectacle. On veut aller encore plus loin que ce que préconise l’Europe, on veut laver plus blanc que blanc (…) Comme la politique anti- tabagique a échoué, c’est plus commode de mettre ça sur le dos des buralistes ».

A Longeville-en-Barrois, Philippe Tetard (président de la chambre syndicale de la Meuse) ironise sur les « leçons de morale que le gouvernement veut nous faire entendre, alors que les buralistes ne touchent que 7 % du prix d’un paquet, là où 80 % des taxes vont à l’Etat ».