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3 Nov 2015 | Profession
 

Buralistes 2 novembrePlusieurs milliers de buralistes se sont rassemblés lundi soir dans des salles de Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et Nantes pour dire à nouveau « non »au paquet neutre voulu par le gouvernement et notamment la ministre de la Santé, Marisol Touraine, annonce l’AFP dans une dépêche que nous reproduisons intégralement .

« Nous avons réussi à faire bouger les lignes au Sénat et maintenant, les députés de la majorité se posent beaucoup de questions sur ce paquet neutre. Il n’y a aucune raison que la France aille plus vite que les autres pays européens sur l’adoption du paquet sans logo et c’est un discours qui fait mouche auprès des parlementaires », assure Pascal Montredon, président de la Confédération des buralistes, réuni avec ses troupes à la maison de la Mutualité à Paris.

Dans la capitale 1 500 personnes étaient attendues, et 6 000 au total dans l’Hexagone.

A Paris, devant la maison de la Mutualité, les buralistes avaient amené pétards et sifflets pour se faire entendre. On pouvait lire des banderoles : « Supprimer les buralistes ne fera pas baisser le tabagisme » ou « Fiers d’être buralistes ».

« Il va falloir coller à la culotte des députés. On les rencontre déjà dans les diverses circonscriptions, nous sommes très motivés », lance Pascal Montredon.

Lors du passage devant le Sénat du projet de loi santé, l’amendement instaurant le paquet neutre a été rejeté. Seulement seize sénateurs (6 socialistes et 10 écologistes) ont voté pour, et 228 contre. Quatre-vingts sénateurs socialistes se sont abstenus.

Un amendement devrait être redéposé en commission des affaires sociales le 9 novembre, avant un examen en séance prévu à partir du 16 novembre.

Pascal Montredon rappelle que « le paquet neutre est un très mauvais signe pour l’avenir de la profession de buraliste. En 2014, 1 041 bureaux de tabac ont fermé en raison notamment de l’importance du marché parallèle qui s’élève à 26,3% et ces défaillances vont aller jusqu’à 1 200 pour 2015 », s’insurge-t-il.

« En terme d’emploi, c’est entre 2.500 et 3.000 personnes qui pourraient se retrouver au chômage à la fin de l’année, car un buraliste ne travaille pas seul, c’est dramatique », regrette-t-il.

À Paris, les patrons de la CGPME et de la FNSEA, inquiets de l’impact du paquet neutre sur l’avenir des bureaux de tabac en zone rurale sont venus soutenir les buralistes.