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12 Juil 2017 | Profession
 

Plus que jamais en colère, les buralistes … face à l’augmentation du prix du paquet de cigarettes à 10 euros programmée par le Gouvernement (voir Lmdt des 12, 11 et 4 juillet).

•• « Pour nous, c’est la corde au cou », s’indigne Pascal Brie (président de la chambre syndicale des buralistes de l’Aube) dans L’Est Eclair du 11 juillet. Il considère que « le rôle de réseau social » des quelque 25 000 buralistes de France est négligé par l’État. Prêt à se mettre en ordre de marche, pour « montrer aux Français que c’est leur portefeuille qui est concerné », il a organisé une réunion, ce mercredi 12 juillet, à Troyes : « tous les buralistes sont conviés pour un état d’urgence ».

•• « On ne peut pas continuer comme ça. On a déjà perdu 100 buralistes l’année dernière et avec cette nouvelle mesure, il faut s’attendre à de nombreuses fermetures », déclare Patrick Falewee (président de la Fédération des buralistes du Nord et vice-président de la Confédération) dans Nord Éclair de ce 12 juillet. « Nous ne sommes pas opposés à une hausse raisonnable des prix, car il faut une politique de santé mais elle doit être européenne. Comme annoncé, il doit y avoir une harmonisation des prix, surtout pour les pays frontaliers, car ils se frottent les mains. ».

•• « Si le prix du paquet monte à 10 euros, on va réagir, on sait le faire, on l’a montré », a prévenu Gérard Maury (président départemental de la chambre syndicale des buralistes de l’Ariège) dans La Dépêche du Midi, dès le 6 juillet. « En Ariège, nous sommes en première ligne, au pied de l’Andorre. C’est de la folie ».

« Le président Macron est le Coprince d’Andorre, s’il veut un paquet à 10 euros, qu’il en parle à la Principauté » renchérit Gérard Maury.

•• « Emmanuel Macron avait annoncé durant sa campagne qu’il souhaitait un prix à 10 euros le paquet mais …en Europe » s’est indigné Gérard Vidal (président de la région Occitanie et président de la commission Marché parallèle et Ventes transfrontalières de la Confédération) dans le même quotidien. « Nous ne pouvons pas être plus chers que nos voisins, c’est la mort de nos emplois, alors que nous sommes les premiers commerces de proximité ».

•• « On n’est qu’à trois heures et demie d’Andorre ! Il est évident que cela nous porte préjudice », affirme Laurent Mazal (président de la chambre syndicale des buralistes de l’Allier et vice-président de la Confédération) en parlant du marché parallèle dans La Montagne du 6 juillet.

Et le paquet à 10 euros, « c’est un attentat à notre profession. Cette décision ne fera que renforcer le trafic ».

« Plus que le montant du paquet, c’est d’une politique du prix commune qu’il faut discuter pour éviter que certains aillent acheter leurs cigarettes ailleurs. On est dans une crise économique. Les gens achètent au moins cher, dans la rue et sur Internet avec les risques sanitaires que cela comporte. On demande aussi une véritable politique de prévention envers les jeunes ».

•• « Les inquiétudes sont justifiées », a estimé Laury Massedre (présidente de la chambre syndicale des buralistes de Dordogne) dans la Dordogne Libre du 7 juillet. Pas surprise par cette annonce, elle demande des garanties pour que cette hausse, progressive, se fasse en parallèle dans les autres pays européens. « On doit éviter la fuite de la clientèle vers la Belgique, le Luxembourg ou l’Espagne. Il faut absolument que le prix du paquet augmente aussi dans ces pays et que l’écart de prix avec la France n’augmente pas plus ».