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5 Août 2017 | Profession
 

 L’automne promet d’être chaud  sous les carottes des buralistes … annonce La Dépêche du Midi de ce vendredi 4 août, après avoir fait le tour des débits du centre-ville de Moissac (Tarn-et-Garonne).

•• Sourde colère au « Tabac des Récollets » : « nous sommes, avec les pharmaciens, une des dernières formes de commerce de proximité, nous sommes également des préposés de l’administration car nous vendons des timbres, postaux et fiscaux. Mais on ne peut vivre que de cela », confie Carole la buraliste, amère.

•• Son de cloche crescendo chez Vincent, qui a repris il y a quelques mois « l’Occitan » (photo) : « avec cette annonce avant l’été, le co-prince d’Andorre (Emmanuel Macron, ndlr) envoie les consommateurs dans son royaume. Plus sérieusement, le trafic va exploser ».

•• Même argument chez Jean-Marc, qui tient un tabac en face l’Hôtel des Impôts : « c’est la porte ouverte aux trafics en tous genres, si les tarifs ne s’harmonisent pas en Europe ».

•• Au tabac presse du « Sarlac », Sandrine Astruc ne décolère pas : « Qu’on arrête d’emm… ceux qui bossent ! », et au « Tabac du Palais », le ton est à peine plus policé : « c’est un moyen de récolter de l’argent. Mais le trafic va s’intensifier, seuls survivront quelques-uns d’entre nous ».