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23 Nov 2017 | Profession
 

•• Il fut une époque où il était moins intéressant de s’approvisionner en Suisse. Mais avec ce qui se prépare en France, la donne est en train de changer. 

« On pense qu’on va perdre entre 25 et 30% de chiffre d’affaire sur le tabac, du fait des frontaliers qui font l’aller-retour tous les jours pour travailler en Suisse » affirme Laurent Gasperin, buraliste à Pontarlierdans un reportage de France 3 Bourgogne Franche-Comté du 19/20 du 20 novembre.

« Les clients frontaliers nous en parlent déjà », confie Sylvie Roy, responsable d’un point de vente tabac en Suisse. « Ils commencent à nous demander à combien revient le paquet en euros, parce qu’ils ont eu une augmentation de trente centimes. On a des paquets qui sont moins chers chez nous (moins de 7 euros, ndlr) ».

•• « Je pense que concomitamment à l’augmentation du prix du tabac qui est décidée – et on a senti la fermeté du côté du Gouvernement – il est indispensable qu’on conduise une politique de durcissement des peines et d’accompagnement de la filière » ajoute la députée LR, Annie Genevard, qui a récemment déposé une proposition de loi pour lutter contre le commerce illicite du tabac. Proposition qui intègre la collecte de statistiques sur ce marché parallèle par un organisme indépendant (voir Lmdt du 4 octobre).

•• Autre région, autre frontière : « Pour toutes réclamations, plaintes ou suggestions concernant les prix du tabac, nous vous invitons à contacter le ministère de la Solidarité et de la Santé au numéro 01… ou la page Facebook du ministère ».

Jean-François Decaux, buraliste à Fourmies (Nord), a choisi la dérision en affichant ce message à ses clients depuis une semaine. « Parce que, à chaque augmentation, on en prend plein la tête alors que nous n’y sommes pour rien, nous les buralistes. Par contre, on subit les conséquences. La vente de tabac, c’est une partie de notre activité professionnelle mais on n’a pas notre mot à dire puisque c’est le législateur qui décide de tout. », dénonce-t-il dans La Voix du Nord du lundi 20 novembre.

Avec la hausse de plus un euro en mars … « là, ça va faire mal et l’exode vers la Belgique va s’intensifier ».