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17 Oct 2017 | Profession
 

À Neuf-Brisach, à quelques kilomètres de l’Allemagne, Jacques Gérardin est un des derniers survivants chez les buralistes du Haut-Rhin qui étaient près de la frontière.

À chaque hausse du prix du tabac, il voit de moins en moins de monde, les clients préfèrent aller de l’autre côté du Rhin pour s’approvisionner. Pour continuer à faire vivre ses quatre salariés, il se diversifie … Reportage de France Bleu Alsace de ce dimanche 15 octobre.

•• Depuis les hausses successives du prix, le tabac est passé de 60 à 30 % de son chiffre d’affaire. Se diversifier était donc vital pour lui, surtout face à la concurrence de l’Allemagne, si proche.

Installé dans 140 mètres carrés, le buraliste a la chance d’avoir de la place, pour pouvoir se diversifier. En plus de la cordonnerie qui vient d’être installée et de la réparation de vélos (depuis sept ans), il affiche : vin, presse, cigarette électronique, compte Nickel, relais colis, maroquinerie. Il a même fait sex-toys, le temps de premiers engouements.

•• « La cordonnerie, c’est pour se diversifier et amortir la baisse des ventes » explique Jacques Gérardin qui compte maintenir une activité à son fils, salarié actuellement et appelé à prendre la succession.

•• Toujours selon lui, la hausse du prix ne va pas changer grand-chose à la prévalence tabagique, mais va booster le marché parallèle. Il a eu un contre-exemple, lors de la fermeture du pont du Rhin, il y a trois ans à Vogelgrun. Les fumeurs français qui s’approvisionnaient en Allemagne sont revenus provisoirement chez lui, il a eu une hausse temporaire de 50 % de son chiffre d’affaire.