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13 Oct 2017 | Profession
 

Le récent coup de filet sur un réseau de trafiquants locaux (voir Lmdt du 11 octobre) réveille la grogne des buralistes de Côte-d’Or quant aux effets du paquet à 10 euros sur le marché parallèle. Coups de gueule dans le Bien Public de ce jeudi 12 octobre.

•• Gérant d’un tabac-presse à Châtillon-sur-Seine, Hubert Chevalier ne se satisfait qu’à moitié de la saisie effectuée : « on ne va pas se mentir. Ce trafic nous a fait du mal. Je l’ai ressenti au mois de septembre, avec une baisse des ventes de cigarettes et de tabac d’environ 10 % par rapport à l’année passée. Les personnes impliquées recommenceront, ou d’autres prendront le relais … »

•• « Ce commerce parallèle est la conséquence directe de l’incohérence des politiques menées par les gouvernements successifs face aux pays frontaliers que sont le Luxembourg, la Belgique, l’Espagne ou même Andorre. Et la hausse du prix du paquet de cigarette à 10 euros en France d’ici 2020 va encore aggraver la situation ! Comme les mesures ne vont pas dans le sens de l’harmonisation des prix et des produits au niveau de l’Union européenne, ce genre de trafics va malheureusement augmenter de manière exponentielle. », déclare un confrère de la ville. Selon lui, le tabac à rouler serait plus sujet à la contrebande, à tel point qu’il en représenterait 40 % dans les territoires ruraux.

•• « De toute façon, qu’est-ce que risquent les trafiquants ? Une peine de prison et une amende ? » pour Alain Gallardo, propriétaire d’un tabac-presse-alimentation à Coulmier-le-Sec. « Heureusement qu’on est diversifiés », rappelle sa femme, « mais pour ceux qui ne vendent que du tabac, c’est vraiment dur. »