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16 Nov 2017 | Profession
 

On ne peut pas dire que le professeur Pierre-Alexandre Kopp (professeur à Panthéon-Sorbonne et avocat du Comité national contre le Tabagisme / voir Lmdt du 4 janvier) dispose d’une idée précise de la psychologie des fumeurs. Ni qu’il pense prioritairement à la prévention.

Interrogé par Europe 1, le jour même de la hausse des prix du 13 novembre, il a donc défendu la stratégie du paquet à 10 euros en trois ans.

« L’avantage de plusieurs hausses importantes est que les consommateurs savent que ça va durer. Si on fait une seule grosse augmentation, les gens vont se dire qu’après … il n’y aura plus de hausse.

« La contrebande concerne seulement 5 % du total des ventes. Et contrairement à des biens de luxe, les cigarettes de contrebande ne sont, en tout cas, pas des fausses (…) Quant aux ventes transfrontalières, il ne faut pas être liberticide, les consommateurs ont le droit de faire commerce dans l’Union européenne. Et elles ne représentent que 15 % des ventes (…)

« C’est vrai que les fumeurs modestes sont victimes de la hausse, mais ils sont aussi les premiers bénéficiaires, car ils sont sensibles au prix (sic). Ils vont par conséquent s’ajuster en diminuant ou en arrêtant leur consommation, donc préserver leur santé (re-sic). Avec ces hausses, les pauvres ne seront pas sanctionnés, mais incités à changer de comportement » (re-re-sic).