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9 Juin 2018 | Associations
 

Les médias belges seraient-ils plus enclins à ouvrir les vrais débats ? RTBF (radio télévision belge francophone) a diffusé une interview en direct de Guillaume Périgois,le directeur de Forest EU, à l’occasion de  la soirée bruxelloise  pour défendre les droits des fumeurs (voir Lmdt du 6 juin). Extraits.

•• « Notre message est de laisser tranquilles les adultes qui veulent fumer, tout en étant conscients des risques liés au tabagisme. Laissons-les sans réglementation ni taxation excessives. C’est vraiment ça, notre message. Alors même qu’il y a une diminution de la consommation de tabac en Europe, on voit une sorte d’empilement et d’acharnement des législations sur ces gens, ce que nous trouvons vraiment regrettable et exagéré.

•• « On ne nie pas que le tabac est mauvais pour la santé, on ne nie pas que beaucoup de personnes ont une dépendance à la nicotine. Mais dans l’Union européenne, 26 % de gens fument et 20 % ont arrêté de fumer complètement. C’est donc possible (…) Il est normal de leur accorder une aide s’ils le désirent, mais sans empêcher les fumeurs de s’exprimer.

« Nous ne sommes pas pro-tabac et on ne promeut jamais l’usage de la cigarette. Si la santé est votre priorité numéro un, ne fumez pas ! Simplement, on est là pour les gens qui choisissent de fumer et qui ne veulent pas arrêter. »

•• Après l’interdiction de fumer sur les terrasses que combat l’association, « cela va finalement s’étendre à l’interdiction dans les parcs. Il y a beaucoup de lobbys anti-tabac qui veulent interdire de fumer sur les plages, dans les maisons. Certains veulent marcher vers une sorte de prohibition du tabac à partir de 2021. Ils l’ont dit, il y a deux mois, en Afrique du Sud. Il y a un dérapage complet. On monte une espèce de guerre entre les fumeurs et les non-fumeurs qui n’a pas raison d’être. On doit trouver une sorte de compromis raisonnable entre les deux. »

•• « Je ne vois pas ce qu’il y a d’extraordinaire à vouloir défendre 26 % de la population dans ses choix. Encore une fois, on prétend être une voix qui soutient les adultes qui sont conscients de leur choix et qui ne veulent pas arrêter de fumer. Donc … défendre une minorité quelques fois considérée comme des citoyens de seconde zone. »

•• Prudent, RTBF précise que l’interview devait être accompagnée de l’avis, par téléphone, de Jacques Dumont, tabacologue : « mais des problèmes techniques récurrents ne lui ont pas permis de prendre la parole ».