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7 Juin 2018 | Profession
 

La République du Centre a rencontré la présidente de la chambre syndicale des buralistes du Loiret, Sandra Salgado, dans la foulée de l’assemblée générale qui s’est tenue ce dimanche 3 juin. Recrudescence des agressions, hausses du prix tabac, baisse la prévalence tabagique, modernisation … au menu.

•• « L’assemblée générale des buralistes est aussi l’occasion de rappeler que des subventions existent avec les douanes pour s’équiper de vidéo-protection, d’alarmes ou encore de rideaux métalliques. Les phénomènes de braquages et de cambriolages sont en augmentation dans le Loiret, aussi. À une époque, c’était la caisse qui était visée. Aujourd’hui, ce sont les cartouches de cigarettes. »

•• « Nous ne sommes plus uniquement des buralistes, nous sommes des commerçants à part entière. On propose d’autres services : vapotage, jeux, Nickel, cadeaux, timbres dématérialisés, téléphonie et, de plus en plus, relais-poste.

On s’adapte à la clientèle selon le lieu : en campagne on fait dépôt de pain, épicerie, bar. On est parfois le seul commerce de proximité et on prend toutes les casquettes. »

•• « Selon un audit mené il y a deux ans, beaucoup de nos commerces étaient « vieillots » et « peu attractifs » (…) Rafraîchir d’un coup de peinture, c’est une chose, mais la façon d’accueillir c’est important aussi. Avant, un buraliste s’en fichait, désormais les aspects accueil, mise en valeur du produit et savoir-vendre comptent»

•• Les chiffres sur la consommation du tabac ? « Il n’y a pas un million de fumeurs en moins ! (voir Lmdt du 29 mai). C’est surtout des gens qui ne rentrent plus dans les bureaux de tabac et se dirigent vers les marchés parallèles (…) Moi j’ai observé que pas plus de 3 % de mes clients avaient arrêté de fumer. »

•• « Le centre de dépannage de Fleury-les-Aubrais (voir Lmdt du 9 avril) est un outil de dépannage très utile à des collègues qui ne peuvent pas être livrés à cause de problèmes de trésorerie. Ce centre accueille de 40 à 50 buralistes de la région Centre par jour. Avec le projet de quartier Interives, il était menacé de disparaître. Mon rôle a été d’alerter les politiques sur cette situation. Finalement, il doit être déplacé dans l’agglo à partir de 2019. »