Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
17 Fév 2018 | Trafic
 

Édifiantes ces quatre affaires de saisie, depuis le début de l’année, en Auvergne-Rhône-Alpes : 

• Le 1er février, un voyageur sénégalais est bloqué à son arrivée à Lyon avec des valises contenant 317 cartouches de Marlboro. Il était passé par le Maroc.
• Le 27 janvier, un compatriote avait été intercepté avec 275 cartouches de la même marque. Lui avait fait escale au Portugal.
• Le 19 janvier, un ressortissant d’Europe de l’Est débarquait à Lyon avec 75 cartouches de la marque Winston.
• Le 17 janvier, ce sont deux autres Européens de l’Est, en provenance de Bruxelles, qui avaient été arrêtés avec 380 cartouches de la même marque.

•• De fait, l’année commence fort – selon Le Progrès de ce vendredi 16 février – qui annonce depuis janvier un total de 600 kilos de tabac de contrebande répartis en 70 prises. Et sur les douze départements de la région, les douaniers réaliseraient trois saisies par jour, en moyenne.

•• « On constate une grosse accélération du trafic », souligne David Cugnetti, adjoint au directeur régional de la Douane. Avec l’apparition de nouvelles filières.

À l’aéroport, si la zone de provenance reste majoritairement les pays du Maghreb, les brigades sont aussi de plus en plus confrontées à des arrivages d’Europe de l’Est et d’Afrique de l’Ouest, pas forcément destinés au marché lyonnais. La Douane pense que les passeurs transitent par Lyon pour éviter l’aéroport d’Orly, particulièrement surveillé.

•• Aux « mules » chargées de valises renfermant exclusivement des cartouches, il faut ajouter, en quantités moindres, les commandes sur Internet des particuliers via le fret express et le transport incognito dans les camions ou containers.

•• En lien avec la police, les brigades chassent les revendeurs sur la voie publique et les petits commerçants peu scrupuleux pratiquant la vente au détail, explique le quotidien. Sachant que des services d’enquêtes tentent de remonter les filières. Des outils de ciblage et de renseignements se déploient.

Car les petites fourmis sont trop nombreuses pour agir pour leur propre compte : « on voit naître des réseaux ; le trafic s’organise de façon protéiforme » conclut David Cugnetti.