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12 Mar 2021 | Observatoire
 

Alors que l’Assemblée nationale se penche depuis mardi sur le projet de loi Climat et résilience, un collectif de commerçants s’insurge contre l’article 7 et ses contraintes sur la publicité, notamment digitale, dans les vitrines (voir 25 février). 

« Nous réclamons la suppression de l’article ! Malgré nos alertes sur les dangers que représenterait une nouvelle réglementation des commerces, plusieurs amendements proposent des modifications qui ne répondent absolument pas à la liberté de commercer que nous prônons et mettent en danger les initiatives de revitalisation des centres-villes en favorisant les pures-players du e-commerce qui communiquent sans restriction », peut-on lire dans un communiqué diffusé ce 11 mars.

Il est signé par le Collectif Touche pas à ma vitrine avec, notamment,  la Confédération des Commerçants de France (CDF), la Fédération Nationale des Centres-villes (FNCV), la Fédération Française des Associations de Commerçants (FFAC), etc.

•• Les signataires réaffirment leur engagement pour la suppression pure et simple de l’article 7 du projet de loi qui vise, selon eux, « à assujettir les publicités et les enseignes situées à l’intérieur des vitrines aux mêmes règles que les supports d’affichages publicitaires extérieurs ».

Il est vrai que ces publicités ne servent pas uniquement à faire venir du monde en magasins, elles sont aussi une source de revenus pour les commerçants.

Rappelons que le projet de loi donne aux collectivités locales (Maires et EPCI) le pouvoir de réglementer, via le règlement local de publicité, les publicités et les enseignes situées à l’intérieur des baies vitrées d’un local commercial dès lors que ces publicités sont visibles depuis la voie publique.

•• Dans son communiqué, le collectif précise : « (…) Rien ne justifie d’ailleurs une interdiction déguisée des écrans vitrines à l’heure de la transition digitale du commerce physique de proximité. Nous rappelons que cette mesure ne répond en aucun cas à la lutte contre le dérèglement climatique : il est prouvé que les écrans digitaux sont moins néfastes pour la planète que d’autres médias. La publicité extérieure numérique est notamment 3 à 4 fois moins énergivore que la publicité TV ou digitale.

« Enfin, il apparaît paradoxal de demander aux commerçants de digitaliser leurs activités suite à la fermeture des commerces durant les confinements, notamment afin de faire face aux pures-players du web comme Amazon tout en attaquant la liberté d’entreprendre et de communiquer, en interdisant implicitement les dispositifs numériques y contribuant ».