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6 Juil 2020 | Observatoire
 

Les Français se sont remis à consommer avec le déconfinement. En mai, la consommation des ménages a rebondi de 36 % par rapport à avril, a indiqué, la semaine dernière, l’Insee.

Certes, ce rebond a quelque chose de mécanique suite à la crise sanitaire et la consommation reste inférieure de 7,2 % à son niveau de février. Sauf qu’il a été bien plus fort que ce qu’anticipaient les économistes.

« Comme ce rattrapage s’est concentré sur les deux dernières semaines de mai, cela signifie qu’à la fin du mois, les dépenses des ménages en biens sont revenues à leur niveau d’avant-crise » indique, dans Les Échos, Julien Manceaux, économiste chez ING qui juge la reprise « remarquablement rapide ».

•• Le moral des ménages serait d’ailleurs presque revenu à sa « moyenne de long terme » en juin, pour l’Insee, et les Français auront mis de côté près de 75 milliards d’euros, entre le 17 mars et le 5 juillet, selon l’Observatoire français des Conjonctures économiques (OFCE). Un optimisme des Français et une épargne accumulée qui pourraient nourrir une forte consommation d’ici à la fin de l’année. À voir, cependant …

•• Car les secteurs n’ont toutefois pas profité des achats des Français le mois dernier. Ainsi, si les dépenses d’équipement du logement ont retrouvé leur niveau de février, le textile et l’habillement, les biens durables comme les matériels de transports, sont, eux, restés largement en dessous de la consommation de cet hiver.

Mais, toujours selon l’OFCE, du 2 juin au 5 juillet, la consommation des ménages devrait se rapprocher de son niveau d’avant le confinement. Elle ne serait plus inférieure que de 5 % à celle des mois précédents l’apparition du Covid-19 en France.

•• En attendant, les prix stagnent. Sur un an, les prix à la consommation ont augmenté de seulement 0,1 % en juin, selon la première estimation de l’Insee publiée ce mardi.

Le prix des produits frais et … du tabac grimpent mais ceux des produits manufacturés baissent, d’autant que la Chine, qui fait face à des difficultés économiques, a tendance à réduire le prix de sa production depuis le début de l’année. Surtout, le prix du pétrole est toujours bien inférieur à son niveau d’avant crise.