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1 Fév 2020 | Observatoire
 

Selon la Fédération pour la Promotion du Commerce spécialisé (Procos), les magasins parisiens ont subi une chute de 18 % de chiffre d’affaires en décembre dernier du fait des mouvements sociaux, alors qu’elle a été limitée à 4 % au niveau national, reprend Les Échos

À la Chambre de Commerce Paris-Ile-de-France, on confirme que les baisses de chiffre d’affaires des commerces, hôtels et restaurants sont « significatives » et d’autant plus notables qu’elles sont constatées par rapport à des chiffres de 2018, déjà en baisse en raison des manifestations des gilets jaunes.

•• Une enquête de l’observatoire consulaire Crocis, réalisée début janvier, indique que 95 % des commerçants parisiens ont été affectés par les grèves, et que 96 % ont constaté une baisse de fréquentation de leurs boutiques de 20 à 60 %. Ils sont aussi nombreux à déplorer une baisse de chiffre d’affaires, de 20 à 60 % selon les cas.

« Ils sont tous en télétravail » déclarait au quotidien le patron d’un restaurant parisien pratiquement désert. Discours différent dans un bar-tabac à quelques dizaines de mètres de là : « nous nous en tirons parce que les gens qui viennent acheter du tabac consomment, les grands établissements n’ont pratiquement personne ».

•• Toutefois, toujours selon la même source, la chute de l’activité est loin d’être uniforme. Elle est très marquée pour les commerçants dépendants des transports en commun et particulièrement autour des gares. En revanche, dans les communes de banlieue qui ont réussi à maintenir une forte activité commerciale, ce serait plutôt l’inverse.

Du fait de la difficulté de se rendre à Paris, les familles se sont fournies dans les commerces proches de leur domicile, y compris pour les fêtes, et les salariés en télétravail ont constitué un apport de clientèle dans les commerces de bouche et de restauration.

Cela a notamment été le cas dans le Val-de-Marne, en Seine-et Marne et dans les parties des Hauts-de-Seine les plus éloignées de Paris. À la Défense, en revanche, les commerçants évoquent une chute d’activité de l’ordre de 20 %.