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27 Mai 2020 | Observatoire
 

On estime à environ 100 000 euros pour six mois le surcoût des protocoles de sécurité pour un supermarché. Au prix du matériel s’ajoutent des frais de personnel supplémentaires.

Les grandes surfaces alimentaires qui sont restées ouvertes pendant le confinement ont été les premières à mettre en place des protocoles et des Équipements de Protection individuelle, mais c’est désormais toute la distribution qui doit s’adapter.

Sachant qu’une grande partie des salons de coiffure a décidé de demander aux clients de payer un surplus de 2 à 6 euros : une taxe Covid destinée à financer l’achat de gants et de peignoirs jetables. Une évaluation chiffrée est parue dans Les Échos.

•• Selon une enquête auprès de plusieurs responsables qui souhaitent rester anonymes, de mi-mars à septembre, durée supposée de la crise, le surcoût sera d’environ 125 000 euros pour un supermarché moyen, répartis entre 50 000 euros pour la sécurité des collaborateurs (Plexiglas, gel, masques, etc.), 30 000 pour la partie clients (filtration des entrées, gel, masques, gants, marquages, etc.) et 45 000 euros pour les frais de personnel supplémentaire (vigile, welcomer, remplissage des rayons à la fermeture, …).

•• Chez Perifem – l’association professionnelle « technique » des distributeurs – on évoque le chiffre de 25 millions d’euros, au total, pour une chaîne de 800 points de vente, qui veut rester anonyme elle aussi. Mais ce chiffre n’inclut pas les surcoûts de frais de personnel.

•• Dans une note, UBS rappelle le chiffre de 100 millions d’euros que Carrefour a donné avec les chiffres du premier trimestre pour la France. Ce montant comprend environ 85 millions de primes (1 000 euros pour 85 000 collaborateurs). Reste 15 millions pour la sécurité sanitaire et la moitié la période du confinement. Carrefour estime que cela n’impactera guère son résultat.