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24 Fév 2020 | Observatoire
 

Près de dix ans après sa libéralisation partielle, la pratique des jeux d’argent en ligne s’est clairement installée dans la société française.

Pour la troisième année consécutive, les trois segments – paris sportifs, paris hippiques et poker – ont connu, en 2019, une croissance soutenue : c’est ce que révèle le dernier bilan d’activité de l’Autorité de Régulation en Ligne (Arjel), publié le 17 février (voir 3 octobre et 19 juin 2019).

•• Celle-ci a notamment été tirée par l’augmentation du nombre de pratiquants, jusqu’à 2,8 millions de joueurs « uniques » ayant misé dans au moins l’un des trois segments de jeu : un total sans précédent marquant une hausse de 5 % sur un an.

Avec un nombre de comptes-joueurs actifs en hausse de 7 %, principalement masculine et jeune, ce segment de jeu a enregistré de nouveaux records en 2019 avec, notamment, un cumul de mises dépassant légèrement 5 milliards d’euros, en progression de 30 %.

Ce nouveau bond en avant se répercute dans le chiffre d’affaires des opérateurs, le produit brut des jeux (PBJ) global – constaté après gains des joueurs -, ayant progressé de 27 %, à 880 millions. Rien qu’au quatrième trimestre 2019, le montant des mises a explosé, à 1,5 milliard, soit une hausse de 42 % sur la même période de 2018 !

•• Le football assoit son hégémonie avec plus de 56 % des enjeux. La Ligue des Champions en est le premier support de paris, devant la Ligue 1 et la Premier League anglaise.

Le basket, porté par la NBA, et le tennis demeurent les deux autres grands sports.

•• Le pari hippique sur Internet a confirmé son rétablissement en 2019, avec une troisième année de croissance consécutive. Le montant des mises, en hausse de 5 %, à 1,1 milliard d’euros, est quasiment égal au record de 2012, et le PBJ à un niveau sans précédent, soit 271 millions (+6 %).

Le PMU, qui reste l’opérateur dominant, avait déjà fait état d’une progression de 3,4 % des mises, à 811 millions d’euros.

•• Le poker sur Internet a bénéficié, lui aussi, d’une troisième année consécutive de croissance en 2019. Cette fois, l’Arjel n’a pas souhaité communiquer le montant des mises, compte tenu de l’important phénomène de recyclage – les joueurs rejouent rapidement leurs gains -, ni les droits d’entrée aux tournois.

L’institution fait état d’un PBJ global de 272 millions d’euros, en hausse de 6 %, soit un point de plus qu’en 2018. Le quatrième trimestre a été particulièrement porteur, affichant une progression de 18 %, « la plus importante depuis près de huit ans », en raison principalement du succès des tournois, précise l’Arjel.