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21 Juil 2020 | Observatoire
 

Après des années marquées par un renouveau (voir 5 février), l’impact de la crise sanitaire a été sévère pour le secteur des casinos. Panorama chiffré dans Les Échos (édition 17 juillet). 

•• Groupe Partouche, qui a publié ce jeudi ses comptes, a basculé dans le rouge au cours de la période courant du 1er novembre au 30 avril, alors même qu’elle ne correspond qu’à un mois et demi de confinement.

Le numéro deux du secteur, qui faisait preuve encore d’une belle vitalité en début d’anjeuxnée, affiche une perte nette de 5,3 millions d’euros, à comparer à un profit de 13,1 millions au 30 avril 2019, pour un chiffre d’affaires de 183,6 millions, en baisse de 17,3 %.

•• Chez Joa, on confirme ce renversement de tendance sectorielle.

« Le groupe est passé d’une tendance très dynamique, avec une hausse du PBJ ( Produit brut des Jeux ) de 9,8 % à périmètre comparable à fin février, à une baisse de 29,7 % à la fin juin, soit une perte de chiffre d’affaires de plus de 83 millions », détaille Laurent Lassiaz, le patron du troisième acteur français.

•• La Société Fermière du Casino Municipal de Cannes – entité cotée de la galaxie Barrière, le leader français – a également fait état de ce trou d’air du printemps, ayant annoncé, entre autres au titre de la première moitié de son exercice 2019-2020, la chute de 42,1 % de son chiffre d’affaires (à 25,6 millions).

•• La saison estivale sera donc cruciale pour les opérateurs soucieux de redorer leur bilan 2019-2020, après avoir connu un déconfinement en deux temps , leurs tables de jeux étant redevenues accessibles à compter du 22 juin seulement  (il en est de même pour celles des clubs de jeux parisiens).

« Les activités machines à sous et jeux traditionnels électroniques ont repris dans une tendance très satisfaisante », indique Groupe Partouche.

« Le trafic est encourageant depuis le pont du 14 juillet pour les casinos du littoral », observe de son côté Laurent Lassiaz, qui ajoute que « les contraintes sanitaires vont quand même réduire notre capacité à transformer réellement ce flux par rapport aux années précédentes ».