Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
28 Nov 2016 | Profession
 

25146-161026162008223-01-630x0Alors que l’Assemblée nationale entame la seconde lecture des taxes « fournisseurs » et « tabac à rouler » (voir Lmdt de ce jour), Jérôme Duffieux (directeur de Traditab / voir Lmdt des 22 novembre, 21 et 19 octobre) rappelle, dans la Dépêche du Midi de ce lundi 28 novembre, que la « coupe est pleine ». Même si Christian Eckert s’est engagé à « limiter la casse » pour les professionnels les plus fragiles (voir Lmdt du 27 octobre).

« Nous sommes de plus en plus étranglés par la réglementation. Nous devons déjà faire face au paquet neutre, une disposition franco-française qui nous fragilise par rapport à nos grands concurrents étrangers. Nous livrons notre tabac dans ces nouveaux emballages depuis le 20 novembre.

« Puis , arrivent les prochaines taxes sur le tabac à rouler, que nous allons reporter sur le prix du paquet, qui passera le 1er janvier 2017 de 7,30 euros à 8,50 euros. Cette hausse sera absorbée par les grands groupes mais nous, PME, nous allons nous retrouver en difficulté. Je signale qu’un paquet de tabac à rouler acheté de l’autre côté de la frontière espagnole ne coûte que 4,50 euros ».

Le coup de grâce, c’est le projet de taxe « fournisseurs » : « cette taxe de 5,5 % est censée viser les grands groupes, ceux qui ne payent pas d’impôts en France.  Et finalement qui va trinquer ? Nous, PME locale qui payons scrupuleusement nos impôts. Si cette taxe est votée, il va falloir la reporter sur le prix de notre paquet de tabac, et ces renchérissements successifs vont nous mener à la faillite (…) Le texte revient devant l’Assemblée nationale, et s’il n’est pas amendé, Traditab rentrera dans une période de fortes turbulences », annonce Jérôme Duffieux.