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11 Jan 2019 | L'essentiel, Observatoire
 

Leclerc vient d’en ouvrir un à Paris. Auchan à Lille, en octobre dernier. Intermarché à Paris, le même mois. Mais aussi et surtout Carrefour, pour l’heure leader, avec 31 espaces dans la capitale d’ici la fin janvier (dont six nouveaux ouverts ce seul mois-ci). 

Le Parisien (édition 10 janvier) décrypte la stratégie des grandes enseignes.

Michel Édouard Leclerc est venu en personne inaugurer le petit espace estampillé « Leclerc-relais » (situé près de la Place Clichy) pour décrire le nouveau concept : tout client qui commande sur Internet un panier minimal de 15 euros peut venir, à pied, chercher ses courses le lendemain. Et une commande passée à 10 heures peut être prête à 17 heures.

•• « Comme les prix pratiqués sont ceux de nos hypers, les tarifs sont 30 % moins chers qu’ailleurs, ce qui est une vraie demande de la part de nos clients », se réjouit-il. Et de rappeler au passage que « les commandes étant préparées dans un grand entrepôt de Pantin, le nombre de références, lui, atteint les 15 000 ! »

La boutique toute simple, avec une chambre froide dans l’arrière salle, ne ressemble pas à grand-chose. Mais elle est la tête de pont d’une ambition bien plus vaste.

D’ici peu, un autre relais Leclerc ouvrira à Saint-Germain, puis, dans les trois ans, 3 ou 4 relais verront le jour dans chaque arrondissement parisien, alimentés par 6 ou 7 entrepôts franciliens. Sans oublier plusieurs ouvertures d’ores et déjà prévues en province (Nantes, Nîmes, Reims, Nancy, etc.).

•• Pour le client, le principe est toujours le même : commander sur Internet, puis récupérer ses courses, à pied, dans le point de retrait le plus proche.

Avantage ? Les commandes étant préparées en amont, dans de grands entrepôts, le consommateur a accès à un grand nombre de références (15 000 chez Carrefour, au lieu de 5 000 dans un Carrefour City par exemple), le tout surtout, « au prix de l’hypermarché ».

Cette nouvelle offre ne se substitue pas aux autres options pour le client (livraison notamment) mais correspond bien « à un nouveau service qui permet aussi aux acheteurs de ne pas être bloqués chez eux en attendant une livraison : ce sont eux qui décident à quel moment ils veulent venir retirer leurs produits. »

•• Les enseignes y voient plusieurs avantages. « C’est un outil de prise de marché », décrypte Olivier Macard, associé chez E&Y, « on va s’installer là où on n’est pas, en investissant moins que si on devait implanter un magasin en dur ».

« Un client sur deux de nos drive piéton n’était pas client de Carrefour auparavant », explique Alexandre de Palmas, directeur exécutif de la branche proximité de Carrefour France. D’autant que le ticket moyen dans les drive piéton est de « 50 euros, contre 10 euros en moyenne dans un magasin classique comme un carrefour City par exemple ». Chez Leclerc, on vise aussi un panier moyen de 50 euros.

•• Certes, toutes les enseignes ne font pas ce choix du drive piéton.

Franprix, déjà bien implanté dans les centres-villes, mise plutôt sur les livraisons très rapides. Quant à Monoprix, plus haut de gamme, il s’est allié à Amazon pour satisfaire ses clients.