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27 Nov 2018 | Observatoire
 

La concurrence est acharnée sur le créneau de la livraison des courses à Paris. Si certains misent sur les prix bas pour séduire les clients, comme Leclerc (voir Lmdt du 7 février), d’autres mettent en avant la rapidité d’exécution.

C’est le cas de Franprix qui, associé à la plate-forme Glovo, annonce le lancement à Paris et dans sa proche banlieue d’une « offre inédite de livraison à la demande en moins de 30 minutes » et ce « sans minimum de commande ».

Cette offre – coutant 3,90 euros par livraison – est valable sept jours sur sept aux horaires d’ouverture des magasins de l’enseigne, soit de 9 heures jusqu’à 22 heures au maximum.

•• Elle est disponible sur l’application et le site de Glovo, mais pas sur le site de Franprix, qui conserve par ailleurs son propre service de livraison en 1 heure. Cette année, Glovo a déjà enregistré 140 000 commandes Franprix, avant même le lancement de cette offre.

Pour les deux partenaires, le gain de temps est possible grâce à une nouvelle organisation. Auparavant, le coursier Glovo se rendait dans un magasin Franprix pour faire lui-même les courses pour le client Glovo. Désormais, c’est le personnel du supermarché qui prépare la commande et la remet au coursier à vélo qui n’a plus qu’à livrer.

•• Grâce à ce service, Franprix et Glovo espèrent faire la différence avec leurs concurrents qui proposent une livraison sur un créneau horaire défini, ou au mieux en 1 heure.

Comme par exemple Amazon, qui depuis juin 2016 livre en 1 heure à Paris des produits frais via son offre Prime Now, valable sept jours sur sept de 8 heures à 22 heures (son service a depuis été étendu à la petite couronne). Carrefour avait répliqué à l’automne 2016 face en lançant lui aussi un service de livraison expresse en 1 heure à Paris.

•• Pour Glovo, il s’agit également de se positionner comme le spécialiste de la livraison expresse dans tous les domaines (alimentaire, produits high tech et culturels avec la FNAC, lingerie avec Calzedonia, etc.). L’entreprise espagnole, qui a levé 115 millions d’euros en juillet dernier, entend se développer dans d’autres villes françaises.