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22 Jan 2019 | Observatoire
 

Portées par les évolutions des modes de consommation qui privilégient de plus en plus le local, l’anti-gaspi, les produits bio … plusieurs jeunes entreprises s’engagent aussi résolument dans le commerce de proximité. Les Échos (édition papier du 14 janvier) en décrypte quelques-unes.

« Ces concepts, s’ils sont encore très embryonnaires, pèsent inéluctablement sur le rendement des grandes enseignes situées géographiquement proches de ces nouveaux projets » commente Olivier Dauvers, spécialiste de l’analyse du commerce.

•• Comptoir de Campagne, start-up lyonnaise, possède à ce jour six magasins et entend bien multiplier les ouvertures de commerce dans les territoires ruraux – jusqu’à 2 000 habitants – avec des offres multiservices et connectées.

« Nos magasins proposent des produits alimentaires de proximité, mais aussi des services de cordonnerie, pressing, retouches, repassages, livraison de gaz, des fleurs, des livres ainsi qu’un salon de thé » indique Virginie Hils, la dirigeante. Le tout est complété par un site Internet d’e-commerce. L’offre est très large pour attirer un maximum de clients potentiels.

•• À Toulouse, vient d’ouvrir le Drive tout nu.L’équipe propose à ses premiers adeptes le zéro déchet.

Les produits alimentaires, livrés au drive qui privilégie aussi les produits locaux, ont tous dans des emballes réutilisables que le consommateur est invité à ramener. En contrepartie, il bénéficie d’un bon d’achat de 10 centimes d’euro par emballage.

•• D’importants groupes s’engagent dans la brèche, tout comme InVivo,  créateur de l’enseigne Frais d’Ici qui jouxte les jardineries Gamm Vert lui appartenant. 80 % des produits alimentaires proposés chez Frais d’Ici sont issus des productions agricoles des adhérents de la vaste coopérative, principalement ceux situés à proximité de chacun des magasins.

Il n’existe, pour le moment, qu’une dizaine de Frais d’Ici, mais quatre vont ouvrir au printemps puis une dizaine d’autres après. L’objectif est d’atteindre 150 à 200 Frais d’Ici dans cinq ans, précise Frédéric Guyot, directeur général adjoint chez InVivo Retail, qui ajoute que le chiffre d’affaires des premières jardineries équipées d’un Frais d’Ici a « progressé de 30 à 40 % ».

•• Nous anti-gaspi récupère, auprès des fournisseurs, des produits aux emballages non conformes, des légumes moches ou d’un calibre loin du standard, des yaourts à la date limite de consommation, sans oublier quelques références liées à l’hygiène. L’enseigne les achète à un prix faible qui permet au producteur ou à l’industriel de générer quand même une petite recette (là où il avait de la perte assurée / ndlr).

Les produits de ce sourcing sont ensuite mis en rayon à un montant de 20 à 30 % plus bas que ceux pratiqués par les enseignes classiques. Le magasin rennais accueille 200 à 300 clients par jour. Tout comme l’autre magasin de Saint-Malo, le modèle est calqué sur une supérette de 200 mètres carrés de vente avec une implantation en zone commerciale de périphérie. L’objectif est d’ouvrir une vingtaine de magasins en Bretagne, dans le centre de la France et les Pays de Loire.