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18 Juin 2018 | Observatoire
 

Le commerce « commandé par la voix », en plein essor, est estimé à 34 milliards d’euros pour 2022.

Rien d’étonnant donc à ce que Carrefour s’associe en France avec Google pour vendre, à partir de début 2019, ses produits via trois canaux numériques du géant américain : l’enceinte connectée Google Home, l’assistant Google (présent sur smartphones, montres ou téléviseurs connectés) et la plate-forme de commerce en ligne Google Shopping. Laquelle sera dotée d’une nouvelle interface pour gérer les listes de courses, notamment de produits frais.

•• Concrètement, un internaute pourra commander chez Carrefour à voix haute, en parlant à son enceinte connectée Google ou à son assistant, sur téléphone portable. Ceux-ci reconnaîtront les références des produits du supermarché, alimentaires ou autres. La commande sera ensuite préparée par Carrefour. Et sera, au choix, livrée à domicile ou à retirer dans un magasin.

L’achat chez Carrefour sera aussi possible sur le site Google Shopping, sur une page spécifique. Et dans un second temps, sur YouTube, la plate-forme de vidéo de Google qui, si des produits Carrefour sont montrés, proposera des liens pour les acheter.

•• Après le partenariat en Chine avec le géant du numérique Tencent, ce nouvel accord – une première en Europe – va permettre à Carrefour d’accéder à de nouveaux clients, plus jeunes.

Objectif : 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires d’ici à 2022 dans l’e-commerce alimentaire.

•• Concessions : le distributeur ne facturera plus le client en direct, les transactions étant réalisées « dans l’environnement » de Google. Par ailleurs, l’accord semble prévoir une rémunération de l’intermédiaire, par exemple par un pourcentage des achats payés.

Dans l’accord avec Google, les deux acteurs partageront la connaissance du ticket de caisse. « Google aura accès aux données, mais Carrefour en restera propriétaire, explique Mme Cheval, directrice de la transformation digitale du groupe (voir Lmdt du 24 mars), « d’autant que nous n’allons pas sous-traiter le processus. Nous nous appuierons sur Google pour l’interface client, mais Carrefour réalisera tout le reste, de la logistique à la livraison. »

••En France, Sephora et Monoprix, ainsi que Franprix, ont développé seuls leurs propres applications pour Google Home.