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15 Mar 2018 | Observatoire
 

Selon le Wall Street Journal, le géant du commerce en ligne, qui pèse deux fois plus en Bourse que la plus grosse banque américaine, envisage de se lancer dans les services bancaires.

•• Le groupe aurait en effet approché, il y a quelques mois, plusieurs grands établissements bancaires, dont JP Morgan et Capital One, pour proposer à ses clients un produit de type compte courant.

Amazon n’envisage pas de devenir une banque – la réglementation rend une telle transformation quasiment impossible – mais veut plutôt nouer des partenariats avec des établissements existants. L’idée sous-jacente serait bien de réduire les commissions prélevées par les grandes banques à chaque fois qu’un de ses clients achète sur son site en payant avec une carte de crédit.

•• Amazon ciblerait en priorité ceux de ses clients qui ne sont pas bancarisés, ainsi que les jeunes adultes comme les Millenials (nés entre 1980 et 2000), dont les habitudes de consommation en matière de services financiers sont différentes de celles de leurs aînés. Ceux-ci se passent des banques pour des services de base comme les virements et utilisent très peu les réseaux d’agences, préférant gérer leur argent via leurs smartphones.

Ils sont en outre méfiants vis-à-vis des cartes de crédit qui, aux États-Unis, sont systématiquement adossées à un crédit à la consommation au taux très élevé, et sont très rentables pour les banques. Selon un sondage, 38 % des clients d’Amazon ont la même confiance dans le site d’e-commerce pour gérer leurs finances que dans une banque traditionnelle.

Peu de détails ont encore filtré sur la nature exacte du produit qu’Amazon souhaite proposer.