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15 Oct 2017 | Profession
 

Ils ont plein de projets en tête pour leur première installation dans un débit de tabac … Et prendre pied dans le Nord ou le Pas-de-Calais – particulièrement touchés par les achats transfrontaliers – ne semble pas les inquiéter. Le quotidien La Voix du Nord met un coup de projecteur sur trois nouvelles entrées dans la profession de buraliste …

•• À Sin-le-Noble (Nord), Caroline et Philippe Pillet ont repris la « Civette du Centre » en mai dernier (à droite). Et ils savent où ils mettent les pieds : elle était cadre dans le secteur bancaire et lui a travaillé vingt ans chez Altadis. Envie d’indépendance et de travailler en couple. Après un premier projet dans le sud de la France, Philippe s’est tourné sur cet établissement dont il s’était occupé de l’informatisation.

« On n’a pas quarante métiers, mais presque ! » déclare le couple qui fait tabac, presse, jeux (FDJ et PMU), vente de timbres, photocopies, carterie, espace bijoux-fantaisie. Dans un coin, il y a même un distributeur de boissons fraîches. Ce n’est pas tout : cabine multi-services (photos d’identité, impression de photos et documents), e-cigarettes, remplacement de bracelets et piles de montres, relais-colis et compte Nickel … Deux employées les épaulent. « On veut que les gens disent qu’on trouve tout ici et qu’ils n’aient pas à se déplacer à Douai ».

•• À Noyelles-les-Vermelles (Pas-de-Calais), c’est la municipalité qui a investi pour racheter (180 000 euros) les murs du dernier bar-tabac du village qui ne trouvait pas repreneur depuis quatre ans. « La municipalité est fière de sauver une activité et un lieu de vie indispensable pour notre village. » a déclaré le maire, Léon Copin, qui a connu jusqu’à neuf bistrots alors qu’il n’y avait encore que 500 habitants (2 400 de nos jours). C’est la famille Compagnon (fille, père et mère) qui a repris le flambeau après les travaux d’extension et de rénovation.

« C’est un risque » confie Jean-Pierre qui a abandonné son poste de chef de chantier après 34 ans de carrière chez un fabricants de portails. « Un challenge, mais j’ai toujours voulu ça, reprendre un bar ou un camping ».

« Ça démarre bien » explique le quinquagénaire qui semble avoir des talents d’animateur « car je capte aussi une clientèle jeune qui profite des jeux de fléchettes, du flipper ou du baby-foot (…) et je compte retransmettre certains matchs de foot ». « Il faut aimer les gens, aimer le contact » assure le nouveau buraliste qui propose tabac, presse régionale, jeux et dépôt de pain.

•• Hervé Foubert (à droite) était à la manifestation des buralistes contre paquet à 10 euros (voir Lmdt du 4 octobre) quarante-huit heures avant la réouverture du bar-tabac de Remilly-Wirquin (360 habitants dans le Pas-de-Calais) : « une carotte qui tombe, c’est un village qui se meurt ». Après un licenciement, il cherchait à reprendre un bar-tabac. En passant devant l’ancienne enseigne, il a découvert un lieu de passage, un parking, bref un établissement bien placé. L’ouverture était prévue le 25 juillet … décalée après une série de contretemps administratifs. L’enseigne n’est pas encore arrivée mais cela ne l’empêche pas de démarrer en douceur les activités tabac, boissons, jeux et presse quotidienne. Prochainement, la friterie devrait rouvrir, très attendue des habitants.