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20 Mai 2019 | Profession
 

Dans le numéro de mai du Losange (dont nous reproduisons la couverture), Philippe Coy rappelle les derniers engagements de la profession des buralistes par rapport à son environnement politique. En mettant les points sur les i.

•• « Je n’ai pas été élu pour m’accrocher aux grilles de l’Assemblée nationale tous les quatre matins » : mes interlocuteurs sont toujours un peu étonnés de ma formule. Non pas que je souhaite faire oublier notre capacité de mobilisation – toujours intacte si nécessaire- mais parce que mon bon sens paysan et de responsable d’entreprise m’amène toujours à chercher la négociation et un accord équilibré plutôt qu’un blocage stérile.

•• Mis devant le fait accompli du vote par le Parlement de la programmation du paquet à 10 euros, nous avons pris nos responsabilités avec la négociation d’ un nouveau Protocole d’Accord de soutien au réseau. En intégrant les objectifs de santé du Gouvernement.

Nous avons pris nos responsabilités en co-construisant avec nos interlocuteurs de la Douane ce plan de Transformation, à 80 millions d’euros, à partir d’idées et de propositions de collègues recueillies lors de nos réunions de terrain.

Nous avons pris nos responsabilités en allant convaincre tous les groupes parlementaires de voter, à l’unanimité, les limites au transport de tabac par les particuliers que proposait Gérald Darmanin.

Nous avons pris nos responsabilités en faisant part à Agnès Buzyn de l’organisation du « mois de la Vape » chez les buralistes.

Nous avons pris nos responsabilités en allant à la rencontre des maires et des élus locaux pour proposer nos « solutions de proximité ». Avant même que la crise des « Gilets jaune » ne révèle cette désespérance des territoires, décelée par nous depuis longtemps.

•• Et c’est parce que nous avons pris nos responsabilités que nous sommes en droit de demander à nos interlocuteurs d’assumer les leurs.

Nous sommes en droit de demander que les engagements du candidat Macron (en avril 2017) et du Gouvernement (en septembre 2017) « pour une meilleure harmonisation des niveaux de fiscalité sur les produits du tabac » et une limitation stricte des « transports frontaliers du tabac » en Europe soient soutenus, négociés et mis en œuvre. Enfin et une fois pour toutes.

Nous sommes en droit de demander que les responsables politiques sortent des sentiers battus et fassent preuve d’audace en Europe, en France, dans les territoires. Avec les buralistes. »