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24 Mai 2018 | Profession
 

Dans le cadre de l’assemblée générale de la chambre syndicale des buralistes des Vosges qui s’est tenue récemment à Épinal (le 13 mai), Vosges Matin a interviewé Catherine Marcel, sa présidente, sur l’état d’esprit des buralistes vosgiens.

•• « Le calendrier fiscal de hausse des prix du tabac qu’on nous annonce a été fixé et ça nous fâche. Mais, d’un autre côté, ça va nous laisser une visibilité pour pouvoir diversifier nos activités et devenir de nouveaux commerçants. Puisque le tabac, avec les hausses successives annoncées, ne sera plus notre activité principale, nous allons être obligés de devenir de nouveaux commerçants et proposer une offre diversifiée.

•• « On a déjà commencé avec la cigarette électronique qui se vend plutôt bien. Il y a aussi l’activité de compte Nickel qui se développe beaucoup. Nous sommes aussi en attente pour développer des services publics comme la carte grise, mais il y a aussi les abonnements téléphoniques, internet. »

•• « Pour en revenir au tabac, on nous annonce 19 % de baisse en mars 2018 par rapport à l’année 2017. Mais la consommation n’a pas baissé ; elle s’est déplacée. Tout le monde se rue au Luxembourg, en Allemagne, en Espagne ou en Andorre.

L’harmonisation des prix, on la réclame mais on ne l’obtient pas alors que notre Président de la République nous avait promis une harmonisation et une lutte sans merci contre les trafics. On attend des actes. On voudrait aussi, lorsque les gens sont pris avec du tabac de contrebande, que les peines encourues soient plus importantes, plus lourdes et surtout qu’elles soient appliquées. »

•• « On est plutôt dans l’espoir grâce au développement de nouveaux produits. Cela étant, avec la violence des prix annoncés à l’horizon 2020 (10 euros le paquet de cigarettes), il peut y avoir encore de la casse. Depuis 2003, nous avons perdu plus de 100 buralistes dans le département … ».