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27 Août 2019 | Profession
 

Deux générations de buralistes du Nord au cœur d’un reportage du JT de 13 heures de France 2, diffusé ce lundi 26 août. Un reportage, quelque peu caricatural dans sa construction, sur une « profession qui se transforme ».

Et qui a tant à dire. 

•• 33 ans de travail et toujours derrière le comptoir. Liliane Lesage est la doyenne des buralistes de Maubeuge. Aujourd’hui, elle aimerait prendre sa retraite : son établissement, le seul du quartier, est en vente, mais ne trouve pas de repreneur.

« Baisser le rideau ? Non. J’irai jusqu’au bout. Je suis trop investie. C’est ma vie, c’est mon bébé » déclare-t-elle avec flamme. « Les banques ne font plus confiance dans notre métier et pourtant ici ce n’est pas seulement un café. C’est un café, tabac, loto … c’est une salle de jeu » poursuit-elle.

•• Petite séquence INA avec des bar-tabac bondés … « du temps de l’âge d’or où les clients se pressaient pour jouer » commente le journaliste. Aujourd’hui, à Maubeuge, il ne reste que cinq buralistes pour 25 000 habitants, ils étaient encore neuf il y a dix ans. (Le reportage ne présente absolument pas le problème de la concurrence frontalière belge / ndlr).

•• Puis, discours volontariste d’Olivier Martin, président de la chambre syndicale des buralistes d’Avesnes-sur-Helpe / Maubeuge. « C’est à nous de suivre les nouveaux usages de consommation, de changer notre métier et de prendre les nouvelles activités qu’on nous propose ».

•• La preuve. À Avesnes-sur-Helpe (à quelques kilomètres de Maubeuge), un établissement plus épuré, plus moderne, réinventé. Célien Murant (photo), 20 ans, a racheté l’établissement (il est d’une famille de buralistes) : avec 100 000 euros et deux mois de travaux, il a créé un « multiservices ».

Des corners « téléphonie », « high tech », « papeterie ». Un îlot central avec la confiserie. Une circulation dans le magasin entre nouveaux produits et services. Il a aussi une machine à photos pour se démarquer.

Objectif : devenir un commerce de proximité répondant à un maximum de besoins. Résultat : des produits apporteurs de chiffre d’affaires et de supplément de revenus : « on va beaucoup plus marger sur un chargeur de téléphone que sur un paquet de cigarettes ».

•• Une soixantaine de buralistes du Nord ont déposé leurs dossiers de demandes d’aides à la Transformation (voir Lmdt du 19 décembre 2018).