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10 Déc 2019 | Trafic
 

Les quatre prévenus qui comparaissaient, vendredi dernier, devant le tribunal de Nîmes auraient fait passer 8 tonnes de cigarettes de contrebande depuis l’Andorre en 2015 et 2016 pour les revendre ensuite à des épiceries de nuits ou des bars (voir 7 décembre) … Les trois présents sont ressortis libres, mais pas sans condamnations.

Ces ex-légionnaires avaient trouvé ce filon pour se faire de l’argent, certains étaient dans l’attente de carte de séjour après avoir quitté l’armée.

•• Bien entraînés, passaient en Andorre, par les Pyrénées et les chemins dits des douaniers. L’hiver, et de nuit, ils étaient équipés de raquettes et de lunettes nocturnes pour ce périple en montagne. Au retour, une voiture les attendait en France et les contrebandiers livraient les cartouches de cigarettes à des épiceries de nuit et des bars à Montpellier (Hérault), à Nîmes (dans le quartier de la place Saint-Charles, la rue Vincent-Faïta …) et à Avignon (Vaucluse).

•• Présenté comme l’organisateur de ce trafic, un Russe a été condamné à 30 mois de prison et 40 000 euros d’amende douanière. Un homme d’origine marocaine, qui aurait participé à 158 voyages, a écopé d’une peine 24 mois de prison et 30 000 euros d’amende. Un Moldave s’est vu infligé 12 mois de prison et 10 000 euros d’amende, tout comme un Polonais absent à l’audience.

Les buralistes du Gard, partie civile dans ce dossier, ont réclamé et obtenu 1 euro de dommages et intérêts. Philip Morris qui dénonçait, entre autres, une atteinte à l’image de sa marque a été déboutée de sa demande de dommages et intérêts.