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5 Déc 2018 | Observatoire
 

La filiale de l’opérateur télécom a cherché à rassurer les investisseurs, ce vendredi 30 novembre, quant aux coûts de lancement de son nouveau service de banque sur mobile (voir Lmdt des 3 novembre 2017 et 10 juillet 2018) : Orange Bank serait bénéficiaire d’ici à 2023 …

Alors que le gendarme bancaire (ACPR) s’inquiète de la faible rentabilité des banques en ligne (voir Lmdt du 15 octobre), Orange Bank estime pouvoir doubler son produit net bancaire d’ici à 2026, à environ 200 millions d’euros contre une centaine de millions attendus cette année. La banque compte dans le même temps ramener ses charges de 400 à 150 millions, en réduisant ses coûts d’acquisition et informatiques, rapporte Les Échos de ce 3 décembre.

•• « Pendant les deux premières années, nous mettons l’accent sur l’acquisition clients et les volumes, puis les deux années suivantes il nous faudra accroître le produit net bancaire par client, avant de nous concentrer aussi sur l’amélioration de la rentabilité » a expliqué Ramon Fernandez, directeur général délégué d’Orange.

•• La banque mobile d’Orange se félicite d’avoir séduit 200 000 clients en France en un an d’existence, parmi lesquels 30 % à 40 % sont des utilisateurs actifs. Elle en vise deux millions d’ici à 2026, plus un million supplémentaire en Espagne.

Pour recruter ces clients, la banque bénéficie en France de l’appui de 200 à 250 des 600 boutiques de l’opérateur télécoms, à l’origine de 60 % des ouvertures de comptes. « Nous avons augmenté de plus de 50 % depuis avril le nombre des vendeurs Orange qui proposent notre service, à 1 100, et nous devrions atteindre les 1 500 l’an prochain », a expliqué Paul de Leusse, désormais directeur général d’Orange Bank.

•• Les primes d’arrivée versées aux clients ont été relevées en novembre (80 euros plus 80 autres s’ils sont déjà clients d’Orange), mais devraient … baisser progressivement.

« Nous regarderons comment les réduire à mesure que nous augmenterons le nombre de vendeurs, et que nous mettrons en place des avantages croisés avec les télécoms, sans doute tout aussi incitatifs et peut-être moins coûteux ».