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15 Oct 2018 | Profession
 

Les banques en ligne – ou comptes sans banque – sont désormais bien installées dans le paysage bancaire, pourtant très concurrentiel.

À la fin de 2017, 4,4 millions de Français étaient clients de ces établissements, selon la première étude sur le secteur de l’Autorité de Contrôle prudentiel et de Résolution (ACPR), présentée ce mercredi 10 octobre et analysée par Le Figaro. Ce qui représente 6,5 % de la population.

•• Les néobanques détiennent aujourd’hui 3,1 millions de comptes courants, ce qui représente 3,9 % des comptes en France (80 millions).

Ce chiffre peut paraître modeste, sachant que la majorité de ces nouveaux établissements (Nickel, C-Zam, Orange Bank, N26, Revolut…) ne proposent qu’un compte courant associé à des moyens de paiement.

Mais chez les pionniers de la banque en ligne (Boursorama, ING Direct, BforBank, Monabanq), qui se sont développés au début des années 2000 en proposant de l’épargne à une clientèle aisée, tous les clients n’ont pas ouvert de compte courant.

•• Ces acteurs, aux profils variés (quatre générations se sont déjà succédé), séduisent de plus en plus un public large, à l’exception des personnes âgées.

Les raisons ? « Des promesses de simplicité et d’autonomie et une politique tarifaire qui constitue un puissant facteur de conquête », explique l’étude. Dans ces établissements, la carte bancaire est souvent gratuite et les comptes courants ne sont soumis à aucuns frais.

•• Le bémol ? « Les incertitudes pèsent sur les perspectives de développement de ces établissements », expliquent Olivier Fliche et Pierre Bienvenu.

« L’absence de rentabilité peut s’expliquer en premier lieu par la faiblesse de leur chiffre d’affaires (produit net bancaire), le revenu annuel moyen étant de 138 euros par client avec toutefois de fortes disparités entre établissements », avance l’étude.

De fait, l’offre de produits est souvent limitée, peu de clients ont fait de ces établissements leur banque principale (23 %) et le nombre de comptes inactifs est élevé (14 %). La rentabilité des nouveaux acteurs est aussi grevée par l’importance des dépenses de marketing, de personnels et aux investissements dans les systèmes d’information.

•• La majorité de ces banques espèrent dégager des résultats positifs en 2020 et elles estiment compter, alors, 13,3 millions de clients au total.