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12 Fév 2019 | Trafic
 

Un inspecteur principal des impôts de l’Hérault a été mis en examen et écroué notamment pour contrebande de cigarettes et d’alcool, travail dissimulé et blanchiment de fraude fiscale, a annoncé, ce lundi, le parquet de Montpellier à l’AFP (voir Lmdt du 9 février).

Le mis en examen, âgé de 48 ans et sans antécédents judiciaires, a « une personnalité qui sort du commun puisqu’il s’agit d’un inspecteur principal à la direction des finances publiques du département », a souligné le procureur de la République de Montpellier Christophe Barret (photo).

« Il n’a pas utilisé ses fonctions » pour commettre les délits qui lui sont reprochés mais « ce qui est certain c’est qu’il a une parfaite connaissance des règles qui régissent la comptabilité des commerces et ce qui est interdit en matière de fraude fiscale », a ajouté M. Barret lors d’une conférence de presse.

•• Le haut fonctionnaire et son épouse, âgée de 44 ans, ont été interpellés le 6 février dans le cadre d’une enquête confiée au SRPJ de Montpellier sur un réseau de contrebande de tabac. La femme apparaissait comme la « dirigeante de droit » d’une épicerie du quartier populaire de Figuerolles à Montpellier mais l’inspecteur des impôts comme « le dirigeant de fait », ce qu’il conteste.

Lors de perquisitions menées au domicile du couple dans le cadre d’une information judiciaire, 12 000 euros en espèces, 47 cartouches de cigarettes et près de 920 bouteilles d’alcool ont été découverts. Chez un artisan lié au couple, les enquêteurs ont trouvé dans un coffre-fort un peu plus de 171 000 euros en espèces, a précisé le procureur.

•• L’inspecteur des impôts et sa femme ont été mis en examen le 8 février pour contrebande de tabac et d’alcool, travail dissimulé alors que l’épicerie employait une dizaine de personnes, blanchiment de travail dissimulé, de contrebande et de fraude fiscale.

L’artisan âgé de 49 ans a pour sa part été mis en examen pour blanchiment de travail dissimulé, de contrebande et de fraude fiscale. Il a été laissé libre sous contrôle judiciaire, tout comme l’épouse de l’inspecteur des impôts. Placé en détention provisoire, ce dernier affirme qu’il allait prochainement déclarer les revenus et bénéfices de l’épicerie à l’administration fiscale.