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14 Nov 2018 | Profession
 

Éric Freysselinard, préfet de Meurthe-et-Moselle, et Hervé Garnier, président de la chambre syndicale des buralistes, ont signé, ce lundi 12 novembre, une convention destinée à renforcer la sécurité au profit des 202 buralistes du département. 

Étaient présents et cosignataires : Joseph Grandgirard, Directeur régional de la Douane, Nicolas Jolibois, Directeur départemental de la Sécurité publique et Sébastien Dordhain, Commandant Groupement de Gendarmerie.

La convention veut apporter un cadre d’échange et de concertation sur la sécurité de la profession.

•• Elle s’articule autour d’une série d’objectifs :
• soutenir et favoriser l’information des forces de sécurité intérieure « sur tout phénomène susceptible d’avoir un impact sur la sécurité des buralistes » ;
• la mise en place de diagnostics / conseils de sécurité ;
• des réunions de sensibilisation.

•• Parmi les autres points :
• le rappel de pouvoir bénéficier d’une aide à la sécurité de 15 000 euros, renouvelable tous les quatre ans, pour tout projet visant à sécuriser l’établissement ;
• la promotion du dispositif d’alerte SMS établi avec la CCI de Meurthe-et-Moselle ;
• ou encore la systématisation des signalements relatifs à l’ensemble des fraudes et infractions dont les buralistes seraient victimes.

•• À l’occasion de la signature de cette convention, France Bleu Sud Lorraine a mis en avant l’efficacité des générateurs de brouillard, testés in vivo par le référent sécurité de la chambre syndicale, Gilles Bilot.

Au printemps dernier, ce dispositif a fait fuir en 13 secondes les braqueurs qui avaient pris d’assaut son tabac-presse à Heillecourt (voir Lmdt du 22 mars). Il assure même que cela lui a sauvé la vie ce jour-là (vidéo).

Premier buraliste du département à en être équipé, il a fait une démonstration en diffusant les images de vidéo-surveillance de son agression et du générateur de brouillard en action. La chambre syndicale estime que ce genre de dispositif devrait se multiplier, d’autant qu’il est validé par les Douanes.

« Ça n’enlève pas le traumatisme psychologique » reconnait le président de la chambre syndicale des buralistes de Meurthe-et-Moselle, Hervé Garnier, « mais cela protège les biens et surtout les personnes qui se font agresser ».

(Voir aussi Lmdt des 17 et  7 juin 2018, 7 juillet 2017, 21 juin 2016 et 27 septembre et 6 janvier 2015).