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12 Août 2020 | Pression normative
 

Pleine page sur les mégots, dans Le Parisien / Aujourd’hui en France de ce mardi 11 août, axé principalement sur les messages et les données de la Mission Mégots, nouvellement mise en place (voir 3 août).

« Nous allons faire une étude de terrain pour voir ce qui fonctionne le mieux. Il faut d’urgence s’occuper de ce problème sociétal », commente Cyril Lalo, directeur des affaires publiques de Seita France, au nom de la Mission mégots.

•• Sur les plages de Biscarrosse,  Lacanau (Landes) ou Le Porge (Gironde), sont expérimentées depuis quelques jours de nouvelles manières de récupérer les mégots. La Mission mégots a lancé des essais similaires à Lyon, le mois dernier, dans les transports en commun.

En septembre, d’autres initiatives pilotes vont démarrer dans la gare Saint-Lazare, à Paris. « Sur chaque site, nous testons une gradation d’installations ». De plus, des initiatives vont être prises en liaison avec la Confédération des buralistes (ndlr).

•• Les fabricants n’ont pas vraiment d’autre choix que de lutter contre ces mauvais gestes, passibles pour le particulier d’une amende de 68 euros, commente le quotidien : « en janvier, ils devront s’engager dans une toute nouvelle démarche de « Responsabilité élargie des Producteurs » (REP). 

Sur le principe pollueur-payeur, ils devront financer des campagnes de communication, de nettoyage ou encore équiper les lieux les plus fréquentés, à l’instar des gares ou des parvis d’immeubles de bureaux dans les quartiers d’affaires ».

•• Des acteurs associatifs œuvrant à la protection de l’environnement restent à convaincre : « j’étais sur la plage au Porge, où a été installé un silo destiné à recueillir uniquement les mégots, dans la zone de restauration. Soit, mais je n’ai pas vu d’effet remarquable » confie Antidia Citores, porte-parole de l’ONG Surfrider.

« S’il s’agit uniquement de pointer du doigt les fumeurs, c’est une démarche de culpabilisation des consommateurs, pas de responsabilité des producteurs. Que feront-ils en amont pour concevoir des filtres moins bourrés de produits chimiques, en aval pour recycler ces mégots collectés ? »

•• Alice Comble, fondatrice d’une société marseillaise de collecte et de recyclage GreenMinded, espère seulement, toujours dans Le Parisien, que « ces études ne sont pas uniquement destinées à gagner du temps, afin d’éviter d’avoir à lancer la REP dès le 1er janvier, comme prévu ».