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3 Août 2019 | Pression normative
 

Alors qu’il était présent à bord de toutes les voitures jadis, le cendrier est devenu une option payante (quand il y en a) depuis une vingtaine d’années … dans le contexte de la dénormalisation du tabac et des nouveaux usages. 

•• D’après une étude, publiée par Vinci Autoroutes hier, plus d’un conducteur sur trois (37 %) jette toujours des déchets par la fenêtre de sa voiture. Et près d’un sur six (16 %) se débarrasse ainsi de mégots (soit plus d’un fumeur en voiture sur deux, les hommes plus que les femmes).

On notera que cette étude de Vinci – qui se renouvelle tous les étés – marque une dégradation quant au jet de mégots par les conducteurs au volant : 16 % cette année ; 14 %, il y a un an (voir Lmdt du 5 août 2018) ; 15 %,  il y a deux ans (voir Lmdt du 2 août 2017). Même s’il conviendrait de revenir de près sur les conditions de l’enquête.

•• Quoi qu’il en soit, en plus de la pollution qu’ils engendrent, le moindre mégot jeté par les fenêtres des voitures est toujours un risque de départ de feu, alors que la canicule a littéralement asséché les paysages de France.

Sujet sur lequel les buralistes de l’arc méditerranéen sont déjà mobilisés : notamment à travers une campagne de communication dans leur point de vente (voir Lmdt du 30 juin 2019).

•• Pour Nathalie Delattre, sénatrice (Rassemblement démocratique et social européen / Gironde), si les conducteurs jettent par la fenêtre … c’est, avant tout, du fait de l’absence de cendrier à bord.

C’est pourquoi l’élue propose d’obliger les constructeurs automobiles à installer des cendriers dans toutes les voitures qu’ils commercialisent.