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15 Fév 2021 | Pression normative
 

Deux commerciales d’un grossiste de Rungis ont profité de leur chômage partiel pour se consacrer à la protection environnementale en créant une association de collecte des déchets, notamment celle des mégots. 

En octobre dernier, les trentenaires fondent l’association Vitanature, basée à Saint-Maur-des-Fossés, rapporte Le Parisien. L’idée ? Intervenir au bord des rivières, fleuves, ports de toute la France avant que les déchets ne soient déversés dans l’eau. Vitanature lance alors des opérations de collecte qui trouvent rapidement leur public.

•• Début février, ils sont une trentaine de bénévoles à ramasser des sacs entiers de déchets recyclables (17 kilos) sur les bords de Marne. Mais plutôt que de les envoyer à la déchetterie le duo s’est tourné vers une autre association « Cèdre recyclons solidaire » qui collecte et trie 25 types de déchets, comme des capsules, du marc de café (transformé en allume-feu) et … des mégots.

Pour ces derniers, la prestation a fraîchement démarré en octobre. Les filtres des mégots sont traités (dépollués), puis broyés jusqu’à devenir une fine poudre. Cette poudre sert à alimenter les fours des cimenteries, à la place des énergies fossiles.

•• Une des deux fondatrices de Vitanature a du coup changé ses habitudes de fumeuse. « J’ai investi dans un cendrier portatif, ça ne dégage aucune odeur. Dans les collectes, on voit beaucoup de mégots dans les bouches d’égout, et ça va directement dans la Marne, puis dans l’océan … ».

Elles militent pour l’installation de cendriers près des abribus et des buralistes ainsi que pour une sensibilisation des plus jeunes dans les écoles.