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29 Oct 2019 | Vapotage
 

Intoxications aiguës, malaises… ce cannabinoïde de synthèse, accessible sur internet, se répand de plus en plus chez les adolescents (voir Lmdt du 28 décembre 2017).

Selon des signalements effectués par des proviseurs depuis la rentrée 2019, sept lycées concernés, surtout dans l’agglomération caennaise, ont fait part de leurs inquiétudes au rectorat, selon Le Figaro et Le Parisien / Aujourd’hui en France. 

•• 17 élèves ont présenté des symptômes après avoir inhalé la substance et certains ont dû être hospitalisés. En 2017, déjà, plusieurs jeunes de Cherbourg avaient été conduits aux urgences de l’hôpital ou à l’infirmerie de leur établissement scolaire.

Les alertes semblent pour l’instant limitées à cette région. Pour le moment, seules des intoxications aiguës non fatales ont été signalées, selon l’Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT).

•• Quelque « 4 % des jeunes de 17 ans et 2 % de la population générale ont déjà expérimenté des cannabinoïdes de synthèse en 2017, ce qui est assez faible par rapport à la consommation de cannabis, laquelle concerne 40 % des jeunes Français de 17 ans » assure Thomas Néfau, pharmacien, président de l’association Safe et spécialiste de ces nouvelles drogues.

•• Ce cannabinoïde de synthèse, appelé « Buddha Blue », « Blue », « Spice » ou encore « Legal     eye », qui a commencé à circuler en France à partir de 2014, se présente sous forme de poudre, dissoute dans un e-liquide, et pulvérisée sur des herbes imitant l’herbe de cannabis.

Produite essentiellement dans des laboratoires clandestins chinois et, dans une moindre mesure, indiens, cette drogue peut être ensuite conditionnée en Europe. Si elle attire des consommateurs, en dépit de son interdiction en France depuis 2017, c’est parce qu’elle s’achète facilement et discrètement sur internet à coût modique, à peine quelques dizaines d’euros. Elle est par ailleurs inodore, contrairement au cannabis.

Aujourd’hui, sur les forums internet, les conversations sur ces drogues « ne concernent quasi exclusivement que la forme e-liquide des cigarettes électroniques » note l’OFDT dans une note de synthèse.