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23 Avr 2021 | Trafic
 

On a beaucoup parlé dernièrement, dans les médias, du procès de ces policiers de la Brigade anti-Criminalité des quartiers Nord de Marseille accusés d’employer des méthodes peu orthodoxes dans leurs tâches de lutte contre les trafiquants de drogue mais aussi de cigarettes.

En gros, ils ont eu recours aux mêmes méthodes (le deal de produits confisqués, par exemple) que leur gibier (voir 3 octobre 2012). Le jugement est tombé hier. Nous reprenons la façon dont l’AFP en rend compte (extraits).

•• Tout en fustigeant de « graves dysfonctionnements », le tribunal a rendu un jugement plutôt clément dans le dossier de la Bac Nord de Marseille, prononçant 7 relaxes et condamnant les 11 autres policiers à du sursis pour des vols de cigarettes et de drogue.

À la sortie du tribunal, les ex-membres de la Brigade anticriminalité des quartiers Nord, soulagés, ont été applaudis chaleureusement par une cinquantaine de confrères, dont certains portaient le masque du syndicat Alliance sur le visage.

Lundi, le procureur André Ribes avait requis des peines allant d’un an de prison avec sursis à trois ans de prison dont six mois ferme, réclamant de la prison ferme pour 10 des prévenus et estimant que la confiance « envers certains services de police méritait d’être revue ».

•• « Le tribunal correctionnel, et c’est tout à son honneur, a fait du droit », a réagi après le délibéré maître Alain Lhote, avocat de Bruno Carrasco, ancien chef de groupe condamné à la peine la plus lourde. « La plupart de ces fonctionnaires de police vont pouvoir reprendre leur activité ».

Lors de la révélation des faits, le procureur de l’époque avait parlé de « gangrène », accusant les membres de la Bac Nord de se « servir sur la bête », et de prélever leur « dîme » sur les dealers et les revendeurs de cigarettes de contrebande qu’ils contrôlaient.

Tout au long de leur procès les policiers s’étaient défendus d’être des «ripoux » et avaient déploré d’avoir été « traînés dans la boue », fustigeant une enquête à charge de l’IGPN.