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15 Déc 2018 | Trafic
 

Si au niveau national, pratiquement un quart des cigarettes provient du marché parallèle (voir Lmdt du 31 juillet), les dégâts pour les buralistes restent relativement plus limités dans le Centre – Val de Loire.

Même si le phénomène reste préoccupant, à commencer sur le plan de la santé publique.  La Nouvelle République revient sur le sujet (édition du 11 décembre). 

•• Selon les derniers chiffres fournis par les fabricants de cigarettes, sur les six premiers mois de l’année 2018, ce marché parallèle dans la région ne concerne qu’une cigarette sur six.

Un chiffre qui place le Centre-Val de Loire « au 12e rang sur treize », loin derrière les zones frontalières, comme Paca ou les Hauts-de-France », précise Hervé Natali, Responsable des Relations territoriales de Seita Imperial Brands.

•• La situation est très diverse selon les villes de la région :

. Tours :  le marché parallèle y affecte 6,50 % de la consommation de tabac, contre 18 % fin 2017 ;
. Châteauroux :  le chiffre est de 4,40 %, alors qu’il atteignait 33 % en 2017 ;
. Blois :  il est de 20 %, contre 34 % six mois plus tôt ;
. Orléans :  la part du marché parallèle y est mesurée à 15,70 % ;
. Dreux : 44,80 % ;
. Chartres : 35 %.

La mobilisation de la Douane sur le sujet doit, manifestement, y être pour quelque chose (voir Lmdt des 26 avril et 13 mars). Ainsi que des autres forces de l’ordre.

•• Le tabac de contrebande provient essentiellement d’Algérie et de Belgique, selon Hervé Natali.

Mais le trafic est aussi alimenté par des routiers en provenance des pays de l’Est, qui viennent livrer les nombreuses plateformes logistiques de la région. « Il peut suffire qu’un réseau de quelques personnes soit démantelé pour faire baisser les chiffres ».