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30 Avr 2018 | Profession
 

La hausse des recettes fiscales sur les produits du tabac, attendue par Bercy, risque d’être inférieure à ce qui avait été prévu dans le Budget 2018, prévient Ivan Le Tessier dans Le Figaro de ce 30 avril.

En préparant le budget 2018, voté au Parlement en décembre, les services de Bercy ont chiffré la hausse des recettes fiscales sur les produits du tabac à 500 millions d’euros pour cette année, en plus des 12 milliards perçus en 2017. La hausse risque d’être inférieure.

•• D’une part, la baisse des ventes chez les buralistes, estimée entre 10 et 12 % en volumes, est légèrement plus forte que celle anticipée à Bercy (voir Lmdt du 6 avril).

À cela, s’ajoute surtout l’impact de la stratégie de Philip Morris International, indique l’article.

Depuis mars, le minimum de perception correspond à un prix plancher théorique du paquet de 7,90 euros. En fixant le prix de Marlboro à 8 euros (au lieu de 8,40 / si les écarts de la grille antérieure des prix avait été respectés, selon le journal ) et celui de sa seconde marque, Philip Morris, à 7,90 euros (au lieu de 8,30), PMI n’a pas seulement contraint ses rivaux à limiter leur hausse. Il a entraîné un manque à gagner pour l’État, qui avait fait ses projections de recettes fiscales sur des prix plus élevés, estime toujours le journaliste.

•• « L’État sera privé en 2018 de 199 millions d’euros de recettes fiscales du fait du positionnement choisi par Marlboro », assure un industriel du tabac, qui tient à garder l’anonymat. « Ajouté à l’impact du choix de ses rivaux de positionner les marques les moins chères à 7,70 euros, le manque à gagner pour l’État grimpe à 309 millions d’euros. »

•• Un calcul contesté par Bercy. « Nous avons établi nos prévisions budgétaires sur la base d’un prix moyen du paquet de 8 euros à partir de mars », explique-t-on à la Direction des Douanes« Le prix moyen sera de 7,90 euros à compter de lundi, ce qui n’est pas très éloigné. Au premier semestre, les recettes fiscales liées au tabac ont d’ailleurs été en phase avec notre budget. »