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10 Jan 2019 | Profession
 

La baisse des ventes de cigarettes pourrait ne pas refléter la vraie baisse de la consommation … mais témoigne cependant de l’effet de la hausse des prix sur le tabagisme qui est indubitable, a assuré l’éditorialiste Emmanuel Lechypre, ce matin, sur BFMTV (voir Lmdt du 9 janvier et de ce jour). Extraits.

•• « Un recul de 9,3 % … c’est ce qui a été livré aux buralistes mais on n’a pas les chiffres de consommation totale. Car il y a la contrebande, le marché noir, les achats transfrontaliers … KPMG estime que c’est un quart des cigarettes fumées en France (voir Lmdt des 31 juillet et 10 août 2018). Mais on a aussi des statistiques sur les pratiques du tabagisme qui annoncent un million de personnes qui ont arrêté de fumer (voir Lmdt des 28 et 29 mai). 

•• « On voit que le seul truc qui marche pour influer sur les comportements c’est le prix. Si vous prenez tous les moments où la consommation de tabac a baissé de façon importante en France : par exemple 2003-2004 : hausse des prix de 8 à 10 % début 2003, de 18 à 20 % en octobre 2003, de 8 à 10 % encore en janvier 2004 … et il y a eu un effondrement des ventes.

« La prévention, c’est très bien. On sait que le paquet neutre n’a pas eu beaucoup d’effets. Et si on regarde l’expérience australienne, c’est le prix qui a fait chuter la consommation. Et ça a été massif.

•• « La seule vérité en économie, c’est la vérité du prix. Le seul moment de l’histoire mondiale où la consommation de pétrole a baissé, c’est lors des chocs pétroliers de 1973-1979. Et sur tous les sujets, c’est pareil (…) »