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12 Avr 2018 | Profession
 

Troisième protagoniste de la une de Sud-Ouest sur « les prix montent, les ventes baissent, … les mentalités changent » (voir Lmdt de ce jour) : Philippe Coy.

D’emblée, il modère à 16 % (en données corrigées) la baisse des livraisons dans le réseau officiel des buralistes en mars (voir Lmdt du 6 avril).

« On sait qu’à l’annonce d’une augmentation, certains fumeurs constituent des stocks de cigarettes afin de profiter le plus longtemps possible du tarif précédent. Beaucoup vont acheter à nouveau après avoir épuisé le stock. De toute façon, la baisse ne doit plus être notre principal sujet d’angoisse. » Et de rebondir sur la transformation du réseau.

•• « La baisse de la consommation de cigarette, c’est d’abord une bonne nouvelle sur le plan sanitaire. Le gouvernement veut aller au paquet à 10 euros en 2020 ? Il ira, et c’est tout.

« Faisons d’une difficulté une opportunité. Concentrons nos forces sur les atouts qui sont les nôtres. Le maillage du territoire des 25 000 buralistes, leur positionnement en tant qu’acteur commercial de proximité, d’employeur aussi avec 83 000 emplois directs dans nos commerces. 

•• « Depuis mon élection j’ai demandé au réseau d’être dans une démarche de recherche d’opportunités économiques. Nous devons changer notre modèle de business (…)

« Ce n’est pas, non plus, trahir notre métier que de favoriser le développement du vapotage ou de la consommation de tabac chauffé, par exemple.

•• « Les négociations commerciales avec la Française des jeux, qui va mieux nous rétribuer, ou encore avec le logisticien du tabac, Logista, nous donnent de l’air financièrement. Profitons-en pour renforcer notre rôle d’entrepreneur-commerçant de proximité. »