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9 Avr 2017 | Profession, Trafic
 

Alors que le pays reste plongé dans le désarroi et le scepticisme que lui inspire la campagne électorale, les buralistes se mobilisent à nouveau. Ils n’arrêtent pas.

Pour dénoncer la concurrence déloyale que leur font subir ces supermarchés du tabac, situés juste de l’autre côté de la frontière, et où viennent s’approvisionner des consommateurs français prêts à parcourir beaucoup de distance pour jouir de l’aubaine fiscale.

Aujourd’hui, cela se passe aux frontières belge et luxembourgeoise (voir Lmdt du 9 avril). Comme sur la route d’Andorre, il y a trois semaines (voir Lmdt du 19 mars).

On peut déjà tirer trois leçons de ce mouvement :

•• La colère des buralistes frontaliers ne s’émousse pas avec le temps : tout simplement parce que le phénomène du marché parallèle en général – et des trafics transfrontaliers en particulier – ne fait que s’aggraver, au vu et au su de tous.

•• Tout le monde prend conscience que le nouveau locataire de l’Élysée et le parlement renouvelé en juin ne pourront esquiver le sujet, même s’ils devront s’attaquer à des enjeux encore plus importants : parce que le phénomène du marché parallèle du tabac prend de l’ampleur dans la vie quotidienne des Français, encore une fois.

En même temps, nombre de décideurs comprennent que le sujet ne saurait se résoudre qu’à une – ou quelques – mesure(s) technique(s), mais exige un plan global, coordonné et avec des objectifs dans le temps.

•• Ces mouvements d’humeur aux frontières correspondent également à un moment de solidarité syndicale entre buralistes : des représentants des  chambres syndicales « de l’intérieur » venant manifester en support de leurs collègues frontaliers. Avec bon cœur.