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12 Sep 2017 | International, Profession
 

« Une formidable opportunité de promouvoir de la valeur ajoutée industrielle générée au Mali, dans le cadre d’une stratégie volontariste de redynamisation et de réorganisation de la filière tabac » : c’est ainsi qu’est annoncé un accord, scellé le 7 septembre, entre la Société Nationale des Tabacs et Allumettes du Mali (SONATAM) – l’opérateur historique du pays – et British American Tobacco. En présence du ministre du développement industriel, Mohamed Ali Ag Ibrahim.

L’objet de cet accord : transférer au Mali l’intégralité de la fabrication et de la distribution de la marque la plus vendue sur le marché national, Dunhill International.

•• Auparavant, le marché malien était approvisionné en Dunhill International par les usines BAT situées en Afrique du Sud. Cet accord représente donc une étape majeure dans le développement industriel de la SONATAM. À la clé : la construction d’un atelier de production, entièrement dédié à la fabrication de la marque, « avec l’acquisition de machines industrielles de dernière génération afin d’assurer une qualité de production conforme aux meilleurs standards internationaux », souligne un communiqué émis à cette occasion.

À terme, le Mali disposera de l’outil industriel, pour cette activité, le plus moderne de la région. Avec une capacité de production annuelle dépassant les 3,5 milliards de cigarettes. « Ce qui permettra la création d’emplois et l’amélioration de l’équilibre de la balance commerciale » ajoute encore le communiqué.

•• Toujours en vertu de cet accord, « la SONATAM mobilisera un investissement de plus de 10 milliards de francs CFA qui sera garanti par le groupe Imperial Tobacco ».

En effet, si l’État malien est l’actionnaire majoritaire de l’entreprise (270 emplois directs en production et 15 000 emplois indirects générés dans la distribution et la sous-traitance locale), il s’est allié à des investisseurs de référence, dont Imperial, « pour assurer l’appui financier et l’expertise technique nécessaire afin de garantir la pérennité économique de l’entreprise ».

•• Outre la présence du ministre du développement industriel, on notera que la signature de l’accord s’est déroulée sous les yeux de plusieurs témoins : le représentant du ministère malien des finances, Modibo Maïga ; le représentant du président du groupe hôtelier Laico, Hakim Aburaghigua ; le vice-président du Medef International, Mahamadou Sako ; le secrétaire général du Conseil français des Investisseurs en Afrique (CIAN), Stephen Decam.

•• À cette occasion, des déclarations ont été faites :

• Pour Xavier Durroux (General Manager d’Imperial Tobacco pour l’Afrique et l’Océan Indien) : « cet accord constitue une formidable opportunité pour promouvoir la valeur ajoutée industrielle générée au Mali, avec l’appui de deux acteurs mondiaux de référence sur le marché du tabac (Imperial Tobacco et BAT) qui unissent leurs forces pour soutenir ce projet d’investissement structurant et exemplaire à l’échelle africaine. Il démontre également la confiance que nous avons dans la vision du développement du Mali portée par le Président de la République, son Excellence Ibrahim Boubacar Keïta, et le soutien apporté par son gouvernement à travers le contrat de performance. »

• Selon Laurent Meffre (General Manager West African Markets de British American Tobacco) : « la concrétisation de cet accord nous permettra, en tant que partenaires privilégiés, de renforcer notre empreinte commune sur le marché malien, tout en entraînant des retombées qui dynamiseront l’économie nationale par la création de centaines d’emplois directs et indirects. »