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13 Déc 2019 | Profession
 

L’assemblée générale des buralistes de Lot-et-Garonne se déroulera, ce dimanche, à Aubiac près d’Agen. La Dépêche du Midi a interviewé, en amont, deux des principaux protagonistes.

•• « Le changement génère de l’incertitude et il faut donc venir sur le terrain, faire de la pédagogie, et expliquer aux buralistes qu’ils restent le premier réseau commercial de proximité́ et que nous sommes souvent le dernier lieu ouvert en milieu rural » explique Philippe Coy.

« Le tabac pèse encore 80 à 90 % de notre activité́, mais il faut se transformer, compte tenu du contexte. Si la nicotine reste notre cœur de métier, nous devons aussi davantage travailler sur la cigarette électronique, par exemple.

« Mais notre avenir, c’est muer en drugstore du quotidien des Français. C’est proposer un bouquet de services, des jeux, des billets de train, des timbres fiscaux, un petit café́, les journaux bien sûr, etc. Il faut développer les relais colis, car l’e-commerce explose (voir 9 décembre et 12 août).  Nous allons aussi expérimenter l’encaissement de fiscalités, à partir de février, dans plusieurs départements tests (voir 29 octobre et 29 juillet).

« D’un côté́ nous allons poursuivre, non sans audace, notre mutation, mais il faut aussi continuer à lutter contre le trafic clandestin de cigarettes. Nous avons rencontré́ et négocié́ avec Gérald Darmanin et je peux affirmer que l’État est conscient des enjeux, et reste engagé à nos côtés ».

•• « Nous sommes les partenaires historiques des buralistes » précise de son côté Virginie Labaere (chef du pôle économique de la Douane, à Bordeaux). « La vente de tabac est un monopole d’État, et sa distribution est déléguée aux buralistes. Nous sommes donc avec eux, et nous les soutenons notamment pour les équipements de sécurité́ : caméras de vidéosurveillance, vitrines blindées, alarmes, générateurs de brouillard, etc. »

« Nous avons engagé́ un plan triennal 2018-2021 » poursuit Virginie Labaere « pour aider et financer la Transformation des bureaux de tabac ».

Quant à la lutte contre le trafic de tabac, « sur les onze premiers mois de 2019, nous en sommes à̀ 1,1 tonne de cigarettes de contrebande saisie sur la Nouvelle-Aquitaine. Nous avons dernièrement fait une saisie de 440 cartouches lors d’un contrôle routier à Pau, et de 260 cartouches lors d’un contrôle aérien.

« Le système européen de traçabilité́ des produits du tabac existe depuis mai, et il permet d’identifier tous les flux légaux, donc les flux illégaux. Nous travaillons sur les gros trafics, mais aussi sur les trafics de fourmis. Nous exploitons toutes les informations, données notamment par les buralistes. »